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Quoi de 9, Septembre 2001 ? La démolition programmée tient debout !

Les récents aveux de Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, quant à sa participation à des dizaines d’attentats ou de tentatives d’attentats depuis quinze ans m’ont fait repenser à ma présence à Riyadh pendant le première Guerre du Golfe (de Juillet 1989 à Février 1990) et j’ai voulu revenir sur la séquence d’événements qui ont suivi cette guerre, séquence qui culmine avec les dits attentats contre le World Trade Center et le Pentagone.

Mon parcours sur le net m’a vite mis en présence d’un nombre impressionant de sites qui dénoncent la version officielle de ces attentats et ce qu’ils qualifient de « conspiration des néo-conservateurs contre la population des Etats-Unis et le reste du monde ».

Les thèses conspirationnistes ont au moins l’avantage de satisfaire la paranoïa de leurs auteurs. L’historien américain William Hofstadter a décrit à ce propos le réflexe d’exagération et de suspicion inhérente à la politique américaine (1). On pourrait aller plus loin : la recherche d’un Superman virtuel responsable de tous les maux satisfait un besoin vital, celui de ne pas avoir à se poser trop de questions sur ses propres erreurs (conf. les religions).

Les mécanismes de la plupart des rumeurs de conspiration sont assez simples : un événement majeur vient bouleverser les repères habituels, les explications rationnelles ne suffisent plus à remettre les esprits en place (surtout lorsqu’elles sont « officielles »), des détails insignifiants deviennent la preuve irréfutable qu’on-ne-nous-dit-pas-toute-la-vértité. Puis des faux circulent, la rumeur s’amplifie, trouve ses justifications, ses preuves, ses exemples historiques.

Pour arrêter la rumeur il suffit en général : de fournir la preuve des thèses rationnelles, de démontrer que les documents qui inspirent les conspirationnistes sont des faux, de donner du temps au temps. La vérité doit donc être transparente, documentée, scientifique, largement diffusée, et patiente.

Pour éviter la rumeur, il suffit donc d’être transparent, documenté et scientifique, dès le début.

Conspirations des Francs-maçons, des Sages de Sion, des Bildergergers, des Skull-and-Bones et autres Illuminati sont quelques-uns des thèmes préférés de tous les conspirationnistes. Le « Protocole des Sages de Sion » de Golovinski, le « Silent Weapons for Quiet Wars » de William Cooper sont deux des faux sur lesquels ils s’appuient. L’incendie du Reichstag par Hitler et un nombre incommensurable de méfaits staliniens sont les preuves historiques que « c’est-déjà-arrivé ».

Bush et les néo-conservateurs seraient donc à l’origine des attentats, inspirés par le livre de Brzezinsky « The Grand Chessboard »(2) et par les membres de la PNAC (Bennett, Cheney, Libby, Wosley, Rumsfeld, Wolfowitz, etc…). Ousama Ben Laden n’y serait pour rien. Tout cela ne serait qu’un prétexte pour établir une sorte de « Nouvel Ordre Mondial », cher à George Bush Number One (3), pour envahir l’Afghanistan, l’Irak, (l’Iran ?), c’est-à-dire le marché du pétrole, voire pour imposer une dictature sécuritaire sur la population états-unienne.

Or, un des nombreux points soulevés par les conspirationnistes affirme que les tours du World Trade Center n’ont pu s’effondrer suite aux incendies provoqués par le crash des vols American Airline 11 et United Airlines 175 et que leur démolition était programmée.

Et sur ce point particulier, ils semblent bien avoir raison.

LES FAITS

- A 8h46, un peu moins d’une heure après son décollage de Boston, le vol AA 11, pénètre par effraction entre le 92ème et le 98ème étage du WTC1 (la tour Nord), avec à son bord 81 passagers, 11 membres d’équipage et environ 10 000 gallons de kérosène.
- A 9h03, 45 minutes après son décollage du même aéroport, le vol UA 175 rate son atterrissage sur le plancher du 78ème étage de WTC2 (la tour Sud), avec à son bord 56 passagers, 9 membres d’équipage et sensiblement la même quantité de kérosène.
- Une explosion justement qualifiée par certains de « huge » s’en suit immédiatement qui déclenche un « immediate » et « apocalyptic » incendie.
- A 9h59, la tour Sud s’effondre et se retrouve à terre en un peu moins de 10 secondes.
- A 10h28, la tour Nord prend le même chemin vers Ground Zero, qu’elle atteint à une vitesse très identique.
- A 17h20, le WTC 7 s’effondre à son tour, alors qu’on ne lui avait rien demandé.
- Près de 3000 personnes ont disparu ce jour-là dans un petit million de tonnes de poussières de béton, de poutres métalliques et de questions non résolues.

LA VERSION OFFICIELLE

411 jours après ces événements, le gouvernement américain nomme (enfin ?) une commission d’enquête. Le « 9-11 Commission Report » (vite surnommé « Omission Report ») est rapidement complété par le rapport du National Institute for Standards and Technology (NIST), publié le 23 juin 2005, tous deux disponibles sur Internet.

Les conclusions des documents sont claires, plus de 1200 interviews de témoins et un nombre considérable de simulations sur maquettes et sur ordinateur viennent les corroborer : Les tours WTC1 et WTC2 se sont effondrées à cause des incendies créés par l’impact des avions détournés.

« This report covers the characterization of the conditions of the WTC towers before the attacks, their weakening due to the aircraft impacts, the response of the structural systems to the subsequent growth and spread of fires, and the progression of local failures that led ultimately to the total collapse of both towers » (NIST)

Sans bavure !

LES INVRAISEMBLANCES

Un certain nombre d’obsédés de la vérité se mettent immédiatement à analyser le moindre paragraphe des dits rapports. Et il en faut du courage pour lire tout ça ! Rien que le chapitre 6 du rapport NIST (NCSTAR 1-6 : « Structural Fire Response and Probable Collapse Sequence of the World Trade Center Towers ») fait 62 MB au format PDF !

Et ils ne sont pas d’accord, évidemment … C’est leur raison d’exister à ces types-là, faut les comprendre : il faut absolument que tout ce qu’on raconte officiellement soit faux, sinon, si on ne pouvait pas critiquer la version officielle, on ne serait pas dans une véritable démocratie, or nous sommes dans une démocratie, donc nous devons critiquer la version officielle (CQFD).

Quelques-uns des nombreux arguments avancés sont les suivants :

a) Température du feu / Fragilisation du noyau central des tours

Version officielle :
- Le noyau de 47 colonnes métalliques a été fragilisé par le feu. Cette fragilisation a entraîné la chute complète des tours.
Remarques des conspirationnistes :
- L’acier utilisé fond à partir de 1800° C, Un feu de kérosène dégage, dans les meilleures conditions d’oxygénation, une température maximale de 1200 °C. La couleur des flammes et des fumées semble indiquer une température maximale de 800 °C, largement insuffisante pour fragiliser la structure au point de la faire s’écrouler.
- Au cas même où le feu aurait atteint ou dépassé 1800 °C, la répartition de la chaleur sur l’ensemble des colonnes n’aurait pu se faire dans des conditions d’équilibre thermique parfait, seules susceptibles d’expliquer un effondrement simultané de tous les pylônes. Essayez de faire rougir une tige d’acier sur toute sa longueur avec un chalumeau !
- On avait jamais vu avant, et on n’a jamais vu depuis une seule tour construite sur le modèle du WTC qui se soit écroulée par le feu. La tour Windsor de Madrid (106 m / 32 étages) brûle pendant une vingtaine d’heures le 12 février 2005. Le bâtiment est entièrement détruit par le feu, mais tient debout. A Manhattan, le 11 septembre 2001, trois tours se sont écroulées à cause du feu.
- Le bâtiment WTC 7, qui s’écroule en fin d’après-midi, n’a pas été touché par un avion, les quelques feux présents sont faibles. Il s’écroule comme les autres (ou presque). Pour quelle raison ?

b) L’effet « Pancake »

Version officielle (D’après l’étude de la FEMA « WTC Building Performance Study », publiée en Mai 2002):
- La chute des étages supérieurs, due à un écartement de la structure extérieure et à la désolidarisation des planchers de ladite structure a entraîné un effet « pile de crêpes », chaque plancher cédant sous le poids des planchers supérieurs.
Remarques des conspirationnistes :
- L’écartement de la structure extérieure ne correspond à aucune logique scientifique. Aucune simulation n’a pu les reproduire. Rien ne vient expliquer ou prouver qu’il en ait été ainsi.
- Au cas même où cette hypothèse serait vérifiée, comment expliquer qu’aucun ralentissement dans la chute n’ait été observé. Les planchers inférieurs auraient dû ralentir la chute des planchers supérieurs.
- Au cas même ou l’effet « pile de crêpes » se révèlerait plausible, les 47 colonnes du noyau central auraient dû rester debout, au moins en partie. Il n’en est rien et Ground Zero est vraiment au niveau du sol.
- Quid du WTC 7 ?

c) Vitesse de la chute
Les faits :
Les tours tombent en moins de 10 secondes, c’est-à-dire à la vitesse d’une chute libre d’après les équations de Newton.
Remarque des conspirationnistes :
- Ceci est absolument impossible si l’on considère qu’environ 80 % de la masse des tours (100 % dans le cas de WTC7) auraient dû freiner la chute des étages supérieurs.
- Il fallait que les étages inférieurs s’écroulent AVANT les étages supérieurs pour que l’on puisse assister à ce que l’on a vu et enregistré sur vidéo.

d) Projections de débris, projection de fumées.
Les faits :
- Tous les films de l’écroulement des tours montrent que des débris ont été projetés à plusieurs dizaines de mètres de leurs points d’origine. Certaines fumées partent à la verticale lors de l’effondrement. Des jets de fumées sont observés en dessous de la limite d’effondrement. Les débris de métal sont tous de petite taille (moins de 9m), le ciment semble avoir été « pulverised ».
Remarques des conspirationnistes, et conclusion:
- Les images disponibles, en particulier celles de l’effondrement du WTC7 semblent indiquer une démolition programmée.

Kevin Ryan (Underwriters Laboratories) :
« L’estimation sur la probabilité que le feu et les dommages collatéraux (la théorie officielle) ait entraîné la chute complète des tours est de moins d’une chance sur mille milliards »

Vous n’avez pas l’impression que leurs arguments sonnent juste ?

Moi si.

LES CONCLUSIONS

Que faut-il en conclure ?

Sans doute pas que Bush et consorts aient consciemment massacré près de 3000 personnes pour des raisons qui resteraient à définir, ni qu’Ousama Ben Laden soit innocent de toute horreur. Ça, ce serait rejoindre déjà les conspirationnistes et il faudrait apporter d’autres preuves. Mais il me semble tout du moins nécessaire de continuer à poser la question de la vraisemblance des thèses officielles.

Vous trouvez que c’est un problème américain et qu’il faut laisser les Américains se débrouiller seuls ? Vous avez peut-être raison, mais n’oubliez pas que la guerre d’Irak, l’invasion de l’Afghanistan, les tensions actuelles avec l’Iran, le prix de l’essence à la pompe, tous sont directement issus des conclusions officielles et que ça vaudrait peut-être le coup de savoir si elles sont raisonnables.

Je le redis, pour éviter qu’une théorie de la conspiration n’existe, il faut être crédible, transparent et documenté, dès le début. Le gouvernement américain a quelques efforts à faire sur ce point et ces efforts nous concernent.

Alors quoi faire ? Déjà se faire une opinion personnelle et critiquer la mienne sans concession si elle n’est pas sérieuse. Ensuite ? Je n’en ai pas la moindre idée. C’est ça la vraie lâcheté…

NOTE :

Pratiquement tous les sujets concernant le 11 Septembre ont fait l’objet d’une controverse :
- Crash d’un avion sur le Pentagone (vol American Airlines 77)
- Disparition du vol United Airlines 93 près de Shankville, PA
- Mouvements boursiers précédents les événements
- Bénéfices de Silverstein, le bailleur des tours, grâce aux assurances
- Disparition de US$ 2 000 000 000 000 des comptes du Pentagone annoncée par Rumsfeld le 10 Septembre,
- etc, etc, etc,

L’objet et l’ambition de ce post n’étant pas une analyse complète de la situation, mais bien une mise en question de la version officielle sur un point particulier, je laisse à mes très chers lecteurs le soin de se faire une opinion par eux-même, s’ils le désirent.

Qu’ils ne me demandent pas encore la mienne. Je n’en ai pas. Pas encore.

SOURCES :

Il me serait impossible de retracer ici toutes les sources utilisées pour la rédaction de ce post. On peut cependant se référer aux sites Internet suivants :

Pour la thèse officielle :
- http://wtc.nist.gov/
- http://www.9-11commission.gov/
- http://www.fema.gov/rebuild/mat/wtcstudy.shtm

Pour la thèse des conspirationnistes :
- http://911research.wtc7.net/
- http://www.911weknow.com/
- http://www.reopen911.org/
- etc…

Je conseille par ailleurs vivement à tous de regarder quelques-unes des vidéos disponibles sur http://reopen911.online.fr/?page_id=139. Certaines sont sous-titrées en français et valent le coup d’être vues si on a pas envie de dormir (la plupart sont assez longues, une heure ou deux).

(1) William J. Hofstadter – The Paranaoid Style in American Politics – Essai publié dans le Harpers Magazine en Novembre 1964) / Cité par Wikipedia.
(2) Zbigniew Brzezinski -The Grand Chessboard « American Primacy and Its Geostrategic Imperatives » – New York Basic Books (1997)
(3) Discours de G. Bush devant le congrès américain du 11 Septembre 1990 (si, si, vous avez bien lu : du 11 Septembre !)

68 Réponses à “Quoi de 9, Septembre 2001 ? La démolition programmée tient debout !”


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  • Je n’est encore tout lu.
    Je relève cependant une erreur sur la date : ce n’est pas les attentats du 11 septembre 2006 mais 2001. Mais je pense que c’est plus une erreur d’inatention qu’autre chose, non? Je reviendrais pour le lire plus longuement.

  • Oups, merci, je corrige

  • Salut Halio,

    Le problème avec les thèses conspi, c’est que les objections qu’on leur oppose sonnent juste, aussi.

    Une petite question: es tu sûr que les twins étaient des tours à noyau central? J’avais cru comprendre que la structure porteuse était au contraire extérieure et que le noyau central ne jouait qu’un rôle technique (cages d’ascenseur, canalisation, etc)?

  • Salut Tschok,

    Le rapport de la NIST et de la FEMA (thèse officielle) mentionnent effectivement une structure extérieure, mais les plans des bâtiments, et surtout les photos et vidéos de la construction montrent bien qu’il existe un noyau central. Ce noyau central était composé d’une armature de 47 pylones en acier haute densité et certaines vidéos montrent qu’il ne s’agissait pas exactement de batons d’allumettes. C’est à l’intérieur de ce noyau qu’étaient montées les colonnes techniques (ascenseur, canalisations, etc).

    En fait, il y avait une double structure d’acier, une intérieure (le noyau de 47 pylones) et une extérieure, faite de 270 pylones plus petits (je crois que le chiffre est exact, mais j’ai la flemme d’aller vérifier).

    Le problème avec les objections faites à cette partie de la thèse conspi, c’est justement qu’elles ne sonnent pas vraies, ou qu’elles sont basées sur de fausses informations, facilement vérifiables. Enfin, disons que je n’en ai pas encore trouvé une qui sonne vraie.

    C’est un peu pour ça que j’ai écrit ce texte : pour voir si quelqu’un pouvait me démontrer la thèse officielle ou me donner des sources crédibles de preuves solides.

    Franchement, j’aimerais bien les avoir ces foutues preuves. Tout serait plus simple…

  • Merci pour le noyau! :) )

    Ben en fait, il y a une espèce d’incompréhension fondamentale. C’est rapport à l’accidentologie.

    Quand un avion se crashe, par exemple, on déclenche automatiquement une enquête pour savoir pourquoi l’accident a eu lieu, dans le but d’éviter qu’il ne se reproduise à l’avenir.

    Sur le site du bureau enquête accident, tu trouveras par exemple le rapport d’enquête sur le crash du concorde.

    Quand les tours se sont effondrées, la question de la causalité ne se posait pas de façon évidente, car ce qui était évident c’est que deux avions avaient percuté les tours, ce qui expliquait empiriquement au moins leur effondrement.

    Donc, les premiers enquêteurs n’ont pas eu à l’esprit la question de la causalité, qui n’est venue que bien après, alors que de nombreux indices avaient été détruits, du fait des opérations de déblaiement.

    Ainsi, dés le départ, il y a eu un malentendu sur l’objet des enquêtes ou des expertises qui n’était pas d’expliquer le pourquoi, mais le comment.

    A partir de là, des zones d’ombres se sont créées et les théories conspi se sont développées dans ces différentes niches, en exploitant les faiblesses des explications dites « officielle » (en réalité, il n’y a pas vraiment UNE explication officielle, mais différentes enquêtes menées par diverses entitées politiques, ou administratives, voire privées).

    Maintenant, l’argument qui me semble le plus convaincant du point de vue scientifique, mais qui est pourtant étonnament faible du point de vue réthorique, c’est le suivant: on ne sait pas.

    Ca a l’air idiot dit comme ça, mais creuse cet argument et tu verras qu’il a une valeur scientifique.

    Je m’explique. En faisant référence au crash du concorde tout à l’heure, j’avais à l’esprit le rapport d’enquête du BEA. Je l’ai lu, ce qui m’a permis de comparer les méthodes d’analyse entre des professionnels sérieux d’une part et le vaste camp des conspi de l’autre.

    A un moment de l’enquête sur le crash du concorde, il faut que les experts expliquent pourquoi le kérozène a pris feu, ce qui est une des étapes du crash. Ils discernent trois causes possibles. Mais ils n’ont aucune preuve décisive en faveur de l’une ou de l’autre. Alors que faire?

    Comment régler cette question qui devient tragique: nous sommes incapables d’expliquer la crash du concorde! Angoisse, angoisse…

    Là dessus, des conspi pourraient dire, et je reprends leur type de raisonnement: si nous sommes incapables d’expliquer pourquoi le kérozène a pris feu, alors l’incendie ne peut s’expliquer que par une cause extèrieure, non comprise dans les trois causes déterminées par l’expertise. Premier stade de la logique conspi (c’est effectivement logique, d’un certain point de vue).

    Deuxième stade de la logique conspi: affirmation selon laquelle cette cause extérieure n’est pas « naturelle », c’est à dire qu’elle n’est pas « intrinsèque » à l’accident. Elle est rajoutée. Par qui, par quoi? Réponse: puisque cette cause est extérieure aux causes qui ont été déterminées scientifiquement, alors sont existence ne peut s’expliquer que par une intervention humaine. Un sabotage ou une bombe.

    Troisième stade de la logique conspi: chercher à qui profite le crime. Dans le concorde, il y avait des touristes allemands. Des retraités qui partaient en gogette. Moi je te dis que parmi eux, il y avait un ancien dignitaire nazi ayant participé au programme nucléaire allemand pendant la IIe guerre mondiale. Capturé par le Mossad, il a été contraint de travailler au programme nucléaire israélien. Aidé par le KGB, il est parvenu à s’échapper d’Israel pour retourner vivre en Allemagne, sous l’identité d’un paisible retraité. Il en savait trop, son élimination était programmée. Incroyable, non?

    Bon, c’est une explication. Maintenant sdémontre moi qu’elle est fausse.

    T’y arrive pas? C’est normal. Toute les preuves ont été détruites. Mais quelles preuves?! Ben les preuves que cette théorie est vraie, m’enfin! Oui, mais si ça se trouve elle n’ont jamais existé! Mais kest’en sais, puisqu’elle ont été détruites…

    Ca, ça s’appelle un raisonnement par l’absurde.

    Maintenant, le scientifique se positionne différemment et il se dit: ce n’est pas parce que je ne peux imputer à la survenance d’un événement une cause parmi les trois que je discerne que l’événement en question n’a pas eu lieu et qu’il perd son explication.

    Le kérozène a bien pris feu et les trois explications possibles sont cohérentes.

    Le scientifique en conclut donc qu’il ne sait pas, mais que ce qu’il sait est néanmoins suffisant pour expliquer le crash. En définitive, c’est tout ce qu’on lui demande.

    Eh ben pour les twin towers, c’est exactement la même chose: on ne sait pas expliquer dans le détail pourquoi la structure s’est effondrée, il y a plusieurs causes possibles, elles sont plus ou moins cohérentes, elles peuvent donner lieu à querelles d’experts, mais il n’en demeure pas moins que les immeubles se sont effondrés parce qu’ils ont été percutés par des avions, jusqu’à preuve du contraire.

  • C’est bizarre, je suis d’accord avec toi sur tout le raisonnement et pas sur le dernier paragraphe.

    Alors je relis pour comprenrde….

    …passent cinq longues minutes pendant lesquelles Halio tentent de comprendre l’irréfutable analyse de Tschock…

    Découverte d’une première vérité énoncée par le sage nommé ci-dessus : on ne sait pas ! C’est évident. Donc on ne peut pas conclure.

    Deuxième cigarette pour aller un peu plus loin dans la réflexion (ça bouffe les poumons, mais ça réveille quelques neurones tendrement assoupis)…

    …………

    Et puis je relis ceci :

    « … les trois explications possibles sont cohérentes. »

    Et non, justement : une des explications, celle donnée officiellement, ne l’est pas. Elle ne tient pas debout SCIENTIFIQUEMENT. Le kérozène a bien pris feu, mais n’a pas pu détruire les tours… Ce qui ne veut pas dire, effectivement, sur un plan strictement rationnel, que l’hypothèse de la démolition programmée tient mieux debout (c’est une façon de parler), mais bien que l’explication officielle n’est pas suffisante.

    On peut dire que les avions se sont écrasés sur les tours. On peut constater que les tours se sont effondrées. Mais on ne peut pas dire, du moins pas dans l’état actuel de l’enquète, que « les immeubles se sont effondrés PARCE QU’ils ont été percutés par des avions ».

    Tu dis « Jusqu’à preuve du contraire ». Mais à qui revient la charge de la preuve ? A celui qui énonce ou à celui qui vérifie. Lorsque un scientifique énonce une théorie, il doit non seulement la prouver, mais y apporter les éléments de réfutabilité. Or, dans le cas de l’analyse officielle des causes de l’effondrement, non seulement les preuves ne sont pas corroborées par l’expérience, mais en plus elles peuvent être réfutées par tout observateur un tant soit peu attentif.

    Il existe certainement d’autres explications que la démolition programmée, et on ne peut évidemment pas conclure que cette solution est vraie parce que l’autre est fausse. Mais on peut démontrer que l’autre est fausse.

    Ce qui ne veut pas dire que Bush est coupable du crime !

    Et tschak !

  • « l’hypothèse de la démolition programmée tient mieux debout  »

    Elle est bonne celle-là. :)

    Ce que je retiens surtout, pour toutes ses thèses ou hypothèses, c’est que c’est un événement sans précédent et d’une violence inouie. Scientifiquement, on est dans l’inconnu.

    Sans être un spécialiste, je me dit qu’un tel « machin » est très difficile à modéliser, car il est impossible de le refaire en taille réel. Et rien ne me paraît évident dans les thèses conspi.

    - La température de l’incendie: le kérozène ne peut atteindre la température de fusion du métal. Bien. En labo. Mais en vrai, dans un immeuble battu par les vents, faisant cheminée et bourré d’ordinateurs, de matériaux de déco en plastic, de meubles, etc? Les pompiers disent qu’un feu tout bête peut atteindre rapidement des températures élevés, avec des phénomènes qui dépassent l’imagination. Par exemple, dans certains feux, il y a des phénomènes de sublimation: l’eau se sépare en H et O². Quand tu balances la flotte pour éteindre le feu, c’est comme si tu jetais de l’essence.

    Les pompiers racontent encore qu’à partir d’une certaine température, tout brûle, tout devient un combustible, y compris le métal. Alors…

    - La vitesse de chute: les conspi affirment qu’elle ne peut s’expliquer que par une démolition programmée des étages inférieurs, au motif qu’ayant été conçus pour soutenir le poids de l’immeuble, ils auraient dû opposer une résistance à la chute de la partie supérieure. Sauf que personne n’a calculé précisément cette résistance. Si ça se trouve elle est bien moindre qu’on ne le pense.

    - La résistance de la structure: les conspi affirment qu’elle aurait dû résister, ou qu’au moins il aurait dû en rester quelque chose. Je ne sais pas si tu as une idée de la complexité des calculs qui sont nécessaires pour affirmer une telle chose sérieusement. Ce que je sais, en revanche, c’est que les constructeurs automobiles dépensent des centaines de millions d’euros pour observer et comprendre la déformation d’une voiture lors d’un impact et que ça a l’air très compliqué, alors que c’est une situation beaucoup plus simple à modéliser que l’écroulement des tours.

    Je ne sais pas sur quoi reposent leurs affirmations: ils ne font valider leurs calculs par personne, en général, et ne justifient même pas avoir réuni les moyens informatiques permettant de mener ses calculs vers un résultat probant.

    - Le WTC 7: les conspi affirment qu’aucune autre raison qu’une démolition programmée ne peut expliquer son effondrement. A vrai dire, personne n’a une idée très précise des vibrations qui sont engendrées par la chute progressive mais rapide d’une masse de plusieurs centaines de milliers de tonnes d’une hauteur de plus de 400 mètres.

    La théorie du coup de marteau (donne un violent coup de marteau sur une vieille table où tu auras disposé des objets en piles: les piles absorbent les vibrations et le dernier objet au sommet de la pile gicle) pourrait expliquer rationnellement l’écroulement du WTC 7. Ce n’est qu’une explication. Elle est cohérente avec les mesures des observatoires sismiques situés à plusieurs milliers de km du drame.

    Bien sûr, tout ces arguments peuvent être appréciés et chacun peut se dire: telle chose me convainc, ou pas.

    Mais ce qu’il ne faut pas perdre de vue, à mon sens, c’est qu’avec les twin, on est dans des ordres de grandeur qui dépassent notre imagination. On n’est plus dans des logiques connues et balisées.

    Alors les pseudos experts qui se radinent avec leur science et leur règle à calcul et qui nous disent tel truc est SCIENTIFIQUEMENT impossible, ça me laisse assez sceptique.

  • Bon, oui, d’accord, mais j’ai presque l’impression que tu t’énerves. Remarque, il y a de quoi. Moi aussi ça me titille ce truc. Mais comme je suis vraiment un emmerdeur, je poursuis ma recherche.

    Alors, zoup, on continue.

    Modélisation : Manifestement, le NIST et La FEMA (les officiels) ne sont pas d’accord avec ton doute sur la possibilité de modéliser tout ça. Des centaines d’essais ont été effectués, sur maquette et par ordinateur et aucun, de leur propre aveux, n’a pu reproduire leur théorie d’écroulement par le feu sans y introduire des paramètres qu’ils ont eux-mêmes jugés tirés par les cheveux.

    Température du feu : Je ne suis pas chimiste mais je sais par expérience que la couleur des flammes indique la température du feu. Plus c’est bleu (en gros), plus c’est chaud. L’explication et le témoignage récoltées auprès des pompiers eux-mêmes semble prouver que le feu n’a pas dépassé les 800 °C, largement insuffisant pour faire fondre les poutres sur toute leur longueur. Quant à la fumée, plus elle est noire et opaque, moins il y a d’oxygène. regarde les vidéos, tu verra, la fumée est noire. Tu as raison, « à partir d’une certaine température, tout brule ». Mais justement, on n’avait pas atteint cette température.

    Coup de marteau : Je ne crois pas à ta théorie du coup de marteau pour le WTC7, qui n’est d’ailleurs reprise par aucun des protagonistes, mais je ne suis pas encore sûr de pouvoir dire pourquoi. Alors je vais me taire là-dessus pendant une heure ou deux, sinon je risque de dire des conneries. Je crois d’ailleurs que j’en ai peut être déja énoncé un certain nombre aujourd’hui…

    Et puis, il faudrait que je bosse un peu quand même. Alors excuse-moi si je ne te répond pas tout de suite.

  • Tiens, je vais mettre un sous-titre à ce post :

    Quoi de 9, Septembre 2001 ?
    L’hypothèse d’une démolition programmée qui tient debout…

    Qu’est ce que t’en penses ?

  • Le sous titre: pas mal. Je mettrais pas le « qui », pour alléger.

    Sinon chuis zen, les théoriciens de la conspiration ne m’énervent pas, je trouve que c’est normal qu’il y en ait.

    Le coup de marteau: c’est une appellation maison, si j’ose dire :)

    Ca m’étonnerait qu’une telle expression soit utilisée dans la docu officielle ou conspi. Mais j’ai pas déposé de copyright (zut, j’aurais peut être dû!). Cela dit, la thèse del’écroulement du WTC 7 par suite des vibrations a été évoquées par les médias dans les heures qui ont suivi la chute des twin towers. J’ai entendu dire, mais je n’en suis pas certain, que les rapports officiels du NIST et FEMA ne traitent pas de la chute du WTC 7, qui serait le grand oublié de l’histoire.

    Donc cette thèse, prématurément évoquée par la presse, est peut être tout simplement passée à la trape, non pas parce qu’elle serait idiote, mais parce que le WTC 7 n’était pas au centre des préoccupations.

    Sur le feu et les indices apparents: j’entends bien et chuis dac. Mais le problème est que nous n’avons aucune certitude sur la température au centre du foyer, car personne n’est parvenu à l’atteindre sauf ceux qui sont morts…

    Quant au débris, ils ont été balancés en décharge avant qu’une expertise sérieuse ait pu être faite. Résultat des courses: la température est une des grandes inconnues du scénario de l’écroulement. La question est complètement ouverte. On n’est même pas sûr qu’il faille une température élevée pour provoquer l’écroulement, car les dommages occasionnés à l’ossature porteuse par l’impact des avions ont peut être été beaucoup plus important que l’apparence ne le laisse croire.

    Déjà sur ces questions de base on a que des « on pense que… ». Les uns pensent que l’ossature porteuse a sérieusement morflé à l’impact, les autres pensent que non. Mais personne y est allé, sauf les morts.

    La modélisation: à ma connaissance, il n’y a eu aucune modélisation à la fois globale et détaillée de l’ensemble de la catastrophe. A mon avis, cela représenterait un travail considérable puisqu’il faudrait inclure au moins quatre grands événements: l’impact mécanique de l’avion, l’explosion du carbu, l’incendie avec ses effets sur la structure porteuse et l’effondrement final.

    Je ne suis pas du tout un spécialiste de la modélisation informatique, mais à vue de pif, compte tenu de ce que je sais de l’informatique, ça me paraît une tâche assez titanesque. A la louche, j’y mettrai un budget de R et D de 40 millions de $, ou de 80, ou de… en fait j’en n’ai aucune idée. Mais en tous cas, c’est pas un truc que je peux faire sur la nintendo des gosses.

    En revanche, il y a eu de « petites » modélisations portant sur certains épisodes particuliers de l’événement. Je sais pas exemple que des poutrelles métalliques appartenant à la structure porteuse ont été modélisées pour mieux comprendre comment elles pouvaient casser. Et plein de petites choses comme ça ont été faites. Pour autant cela ne constitue pas une virtualisation fiable de l’ensemble du phénomène.

    Sur les paramètres tirés par les cheveux: oui, je l’ai entendu dire, effectivement. Mais attention à ne pas tirer de conclusions hâtives car cela peut signifier trois choses très différentes: soit l’hypothèse de travail est incorrecte, c’est vrai, soit la méthodologie est incorrecte, soit les deux sont incorrectes.

    Comme il s’agit de rapports d’enquête ou d’expertises destinés à clore une controverse, on a estimé que bons ou mauvais, ils devaient mettre un point final aux incertitudes les plus grandes, quitte à laisser certains points dans le vague. En tous cas, il n’y a pas eu de processus de validation de la méthodologie par contre analyse, sauf de la part des conspi…

    A partir de là, tu peux être sûr qu’ils ont traqué la moindre discordance, la moindre contradiction, le plus petit détail qui allait tout flanquer par terre (oups).

    Bref la controverse n’est pas close et elle ne le sera jamais. Tout simplement parce qu’il manque les informations clés.

    Maintenant, la thèse de la destrcution programmée est fascinante. Elle suppose et implique tant de choses que c’est notre vision du monde qui basculerait. Elle suppose notamment l’existence d’une organisation puissante, capable d’installer incognito des tonnes d’explosif dans des immeubles plutôt bien surveillés sans laisser le moindre indice.

    Ca fait penser à une sorte de service secret très secret, comme dans les séries américaines. Y a rien, pas une fuite, pas un seul de ses agents ne fait défection, ils sont tous fidèles à la cause jusqu’au l’assassinat de 3000 personnes de sang froid.

    Je me demande comment de telles personnes seraient recrutées et comment faire pour que cela ne laisse aucune trace. A la limite on pense aux Envahisseurs.

    Chouette, non?

  • Que ferait-on sans Tschok ? Merci de ces éclaircissements pas bêtes. J’ai comme un début d’impression que je ne resterai peut-être pas conspirationniste toute ma vie. Ouf ! J’ai eu peur…

    Reste quand même quelques questions, mais il est tard, très tard et je viens de boire un certain nombre de tequilas pendant une scéance de photos souvenir.

    Je crois que je vais bien dormir cette nuit : Tschok et Tequila, ça devrait être remboursé par la sécu !!!

  • Pas mal vos jeux de mots « démolition programmée qui tient debout », « fanquer tout par terre », « et Tschak » ( Bizarre que tu ne l’ais pas relevée celle-là Tschok).

    En tout cas je me sens quand bien ignorante en vous lisant tous les deux.

    Par contre, Tschok, je ne suis pas d’accord avec toi lorsque tu dis qu’ils ont monté tout cela sans que personne ne soit au courant. C’est faux. Le service de renseignement israëlien le savait et a averti les Etats-Unis. D’ailleur, il n’y avait pas d’israëliens dans les tours ce jour-là. Etrange, non?!

  • Chère Titelilia,

    La seule ignorance est celle des certitudes et la sagesse est le savoir suprême. Cette phrase paraît un peu pédante, mais l’idée qu’elle porte vaut bien la peine d’être un peu rabachée.

    Tiens, j’en rajoute une couche avec ce dialogue du Charmide de Platon :

    CRITIAS – Je pense que seule entre toutes les sciences, la sagesse est science d’elle-même et puis des autres sciences.
    SOCRATE – Donc elle sera aussi la science de l’ignorance, si elle l’est de la science ?
    CRITIAS – Assurément.

    Attention par contre à la thèse « Il n’y avait pas d’israëliens dans la tour ce jour-là ». Premièrement ce n’est pas tout-à-fait vrai, du moins si on ne limité pas le terme « israëlien » aux seuls habitants d’Israël (tu peux le vérifier en tapant « 9-11 casualties » sur Google). Deuxièmement parce que le simple énoncé de cette théorie pourrait te faire passer pour antisémite, ce qui n’est pas ton cas.

    Ceci étant dit, je ne suis pas encore complètement convaincu par le discours de Tschok et je cherche la faille.

    Tu vois, je suis aussi ignorant que toi. Le tout, c’est de savoir que ça se soigne.

  • Autre chose à propos de la liste officielle des passagers :

    Certains ont fait la remarque que les pirates de l’air n’apparaissaient pas sur la liste et en ont conclu tout plein de trucs incroyables. Je n’en ai rien conclu pour ma part étant donné que les explications possibles sont trop nombreuses.

    Tiens, je rejoins la logique de Tschok…

  • Re.

    J’ai enfin lu ton exposé sur les attentats du 11/09/2001.

    J’avoue tout de suite que je ne me suis pas réellement renseigner sur le sujet. Mon avis n’est donc pas objectif, il reflète juste le fond de ma pensée. Je suis en incapacité de prouver ce que je dis. Mea culpa. Mais j’en ai quand même un que je souhaite vous soumettre, à vous les deux sages.

    Selon moi, Ben Laden est bien derrière tout ça. Il aurait fait passer une sorte de casting à tout ceux qui avaient une idée pour toucher les USA. Par la suite, ayant trouvé son gaillard pour faire le sale boulot, il aurait débloqué les fonds. Il n’y avait plus qu’à passer à l’action.

    Par ailleur, ce n’est pas par pure folie que Ben Landen a voulu touché les Etats-Unis. Il a souhaité répondre à un message qu’un certain Bill Clinton lui a lancé dans les années 90 lorsqu’il a déclaré la guerre au terrorisme, suite aux nombreux attentats qui se sont déroulés un peu partout dans les pays du sud. Du coup, le p’tit père a décidé de s’en prendre à la puissance mondiale, qui se mêlait une de fois de plus à ce qui ne la regardait pas. C’est à ce moment qu’il a commencé à réfléchire sur le processus de destruction de la puissance (cad que les EU soit un pays comme les autres et non au-dessus des lois). Il s’est passé ce que nous savons. Bush n’est donc pas directement responsable, et la responsabilité de Ben Laden ne fait, pour moi aucun doute.

    Mais avouez que ça l’arrangeait bien, Bush. Il pouvait dès lors justifier sa théorie de l’axe du mal qui veut détruire l’Occident.

    Personnellement, je n’avais pas envie d’être américaine le jour du 11/09/2001 et les jours qui ont suivi, mais plutôt citoyenne du monde, apatride. Ca vous paraîtra peut-être excessif et pas très réfléchi, voire complètement idiot, mais j’ai parfois honte de vivre sur cette terre où règne l’intolérance de la différence. Ceci peut être constaté à toute les échelles de la planète. Et moi, je me demande vraiment ce que jfous là. Holà, je deviens trop pesimiste là. Tout n’est quand même pas si noir.

    Bon, j’arrête.

  • Dsl, j’avais pas vu tes commentaires avant de rajouter le mien. Je viens juste de les lire.

    J’aime beaucoup ta deuxième. il me semble l’avoir déjà vu quelque part, mais où ?…

  • Re re,

    Pourquoi pas ?

    Tiens, histoire de te faire cogiter encore un peu : Ce pourrait-il qu’il y ait une co-responsabilité ? Ben Laden d’un côté, au nom du jihad, de la haine du monde occidental en général et des Etats-Unis en particulier, et les néo-conservateurs, avec leur désir de suprématie mondiale et leur soif de pétrole.

    Bon sang mais c’est bien sûr …

  • Décidement, nos commentaires se croisent. Je propose une petite pause café ..

  • Petite réflexion cynique sur le commentaire de Tschok (N°10) :

    Les morts pouvaient parler, alors on les a tués.

    Je suis horrible.

  • Salut Halio,

    La séance de photos souvenirs, fais gaffe, c’est fatal! Mais pour la téquila, c’est bon, tu risques rien.

    Pour revenir à la controverse, attention, je cherche pas du tout à te convaincre et mon discours est bourré de failles. Cela dit, je ne suis pas neutre, car par tempérament ou par formation intellectuelle, je n’ai que peu d’attraction sur un terrain purement logique pour les thèses conspi, en général.

    Il n’y a pas que le 11/09, il y a aussi JFK, la mort de Leclerc, celle d’Henri IV, l’incendie du Reichtag, Pearl Harbour, le protocole des sages de Sion, etc. La thèse de la conspiration hante notre imaginaire politique. Sur un terrain littéraire et socialogique, je trouve ces thèses fascinantes. Elles révèlent souvent notre inconscient politique et montrent la réalité de nos sentiments profonds.

    Dans cette affaire, il est clair qu’un Français normalement constitué éprouve un sentiment « anti-américain » lié en partie à la personnalité du président G. W . Bush.

    Mais il est clair aussi que le 11/09 est l’occasion de fouiller l’inconscient des Américains eux mêmes. De ce qu’ils ont vraiment dans les tripes.

    Alors, tout ça c’est de la psycho sociologie ou la psycho histoire et cela évoque Asimov et Fondation. On est dans cet imaginaire là. Riche, complexe, chaotique. Mais faut bien reconnaitre qu’on est dans le vague, dans des situations construites: on y met plus de nous même que la réalité des faits.

    Et souvent les faits sont banalement tristes. C’est à dire explicables. Il n’y a rien de pire que des faits explicables. Ils perdent leur magie. Nous aimons la magie. La thèse conspi est plus bandante que la réalité, à 99% de probabilité.

    C’est quoi la thèse de la réalité? Un truc simple: 60 connards environ, déterminés et fanatiques ont percé les défenses de la plus puissante société existant à ce jour. Tous les systèmes de défense mis en place par cette société se sont révélés inopérants: les F 15, les F 16, les F 18, les hélico Apaches, les satellites, la CIA, la NSA, la polices de N.Y, les pompiers, l’architecture des tours et les normes de sécurité, tout ça… du vent. En moins de deux heures.

    Tout le travail des techniciens, des ingé, des ouvriers, des employés, des fonctionnaires qui ont bossé depuis leur enfance pour être diplomés et être embauchés par Mc donnel Douglas et concevoir l’aile du F 18 capable de faire faire à cet avion de 20 tonnes un virage à 9, G tout en étant capable de le transporter 6 tonnes de bombes à mach 1.2 à moins de 300 m d’altitude, et d’aponter en moins de 100 m sur un porte avions! Fallait le faire, hein?

    Tous ces trucs et ces machins de guerre dont ils étaient fiers ne leur ont servi à rien.

    Tous ces agents de la CIA, du NSA, du FBI, avec leur réseau Echelon, leur satellites, leurs micros partout, leurs oreillettes et leurs lunettes de soleil, leurs ordinateurs, leur blabla, tout ça, c’est devenu de la merde, alors que le contribuable américain avait payé ses impôts.

    Tout ça à cause de 19 mecs déterminés armés de cutter. Tu m’étonnes que ça marche la thèse conspi… Ils n’ont pas vraiment le choix. Soit ils croient à la conspiration, soit ils sont obligés de se demander s’ils ne sont pas des nuls. Et t’as déjà vu des Ricains se demander s’ils sont des nuls? A la maison blanche, jamais. Ailleurs, oui, souvent même, mais jamais là.

    Pour moi, la thèse conspi est une thèse à usage domestique. C’est leur problème, pas le mien. Les avions ont fait boum, les tours ont fait crac. C’est tout. Jusqu’à preuve du contraire. Les Ricains sont psychiquement complexes? Qu’ils aillent voir un psy et qu’ils se trouvent une petites amie.

    C’est pas une raison pour nous rendre malade avec leurs conneries. Déjà qu’avec la guerre on Irak ils nous ont fait leur grand numéro, donc on va pas en rajouter.

    Tâchons d’être un bon allié et ce sera déjà pas mal, parce qu’avec les fanatiques qu’il y a en face on est peut être les prochains sur la liste.

    Bonjour Titelilia,

    C’est qui « ils »?

    Le problème des services de renseignement US c’est qu’ils espionnent tout parce qu’ils sont paranos. Du coup, ils sont confrontés à un problème redoutable en matière de renseignement: trop d’info tue l’info.

    Quand un agent passe 80% de son temps à faire du tri et du classement plutôt que d’aller sur le terrain vérifier physiquement la valeur de l’info qu’il a obtenu, tu peux considérer que le service en cause sait tout (y compris la date des règles de la troisième maitresse du pape) sauf que tu peux sous son nez préparer un attentat qui fera 3.000 morts et qu’il ne s’en randra même pas compte.

    Des grandes conneries dans l’histoire, il y en a eu. La ligne Maginot par exemple. Ben oui, ça arrive. Ca fait mal, en plus.

    PS: Halio, en fait les morts on pu parler avant de mourir parce qu’on leur a pas coupé le téléphone. Leurs soucis n’allaient pas vers la polémique sur l’existence d’un complot, mais sur ce qu’ils allaient dire à leurs proches, sachant la mort imminente.

    Moralité: 3.000 morts, ça se paye.

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