Archive mensuelle de avril 2007

A Clémentine Autain

Réponse à Clémentine Autain, laissé sur son blog en réponse à son article anti-sarko, en attente de modération à l’heure où je vous parle :

http://clementineautain.fr/2007/04/27/renvoyer-sarkozy-a-neuilly/

« Pauvre Clémentine, si effrayée par ce que l’on raconte au PS sur Sarkozy… et qui le croit !

Quand donc arréterez-vous de vous gargariser d’idées creuses et quand vous autorisez-vous à réfléchir par vous-même plutôt que de répandre le fiel bien pensant d’une pensée moribonde ?

Ségolène Royale gagnera peut être, mais vous n’y gagnerez rien.
Je n’aime pas particulièrement le petit Nicolas, mais Ségolène est un leurre. Et vous le savez ! Vous qui n’avez cessé de la conspuer lors de la campagne pour le premier tour.

Vous voulez un vote anti-sarkozy ? Soit ! Mais quel est ce vote qui se remplit de haine plutôt que de projets ? De rumeurs plutôt que de critiques ?

Critiquez, il le faut ; avec le Nicolas plus qu’avec tout autre ! Mais ne vous laissez pas enfoncer par d’impossibles bravitudes, par les abysses plates d’un Royalisme vide.

Si vous y croyez, alors, je vous souhaite le succès. Mais je sais qu’il ne sera pas une victoire. »

Réponse au carré

Pour ceux qui n’auraient pas suivi la discussion sur le sujet ni constaté de visu l’impressionant génie mathématique de Tschok, ceci est une réponse au paradoxe évoqué dans l’article « Carré-ment », publié le 24 avril.

1) Un peu d’histoire

Ce problème, connu sous le nom de « Paradoxe de Galilée », a tenu en alerte plusieurs générations de mathématiciens, de philosophes et de théologiens sur la question de l’infini.

La discussion n’a en fait jamais cessé depuis qu’Archimède, au troisième siècle avant J.C, tenta de compter les grains de sable sur les plages de Grèce. S’apercevant rapidement qu’il n’était pas au bout de ses peines, il en conclut (assez brillamment, mais avec une once de paresse intellectuelle dans la tête quand même) que la suite des nombres n’a pas de fin et peut donc être prolongée « ad infinitum ». Zénon fit un constat équivalent en exprimant son célèbre paradoxe du lièvre et de la tortue qui rend tout mouvement impossible dès lors que l’on constate que le lièvre et la tortue doivent, avant d’atteindre leur but, parcourir la moitié de la distance à parcourir, et avant cela, la moitié de la moitié, et ainsi de suite, « ad infinitum ».

A chaque fois que l’on essaye de compter sans fin, on butte sur le fait que l’infini ne peut être déterminé et qu’il n’existe pas « en soi ». Les grecs avaient en fait deux difficultés lorsqu’ils tentaient de concevoir l’infini : d’une part l’axiome d’Euclide, qui énonce que le tout doit être plus grand qu’une de ces parties, et d’autre part le fait qu’il ne pouvait pour eux exister plusieurs infinis, certains plus petits que d’autres.

L’axiome d’Euclide est en fait insuffisant pour décrire les états de l’infini dès lors que l’on considère que l’infini divisé par deux, ça donne l’infini, tout comme l’infini multiplié par 17 ou l’infini au carré (tiens, le carré…). On peut donc parfaitement concevoir des morceaux d’infinis de taille non finie ainsi que des morceaux d’infini infinis … et plus grands que d’autres…

Faisons une parenthèse avec l’hypoténuse du triangle rectangle que l’on sait depuis Pythagore plus grande que les côtés du triangle, dans un rapport au carré (tiens, encore lui …). Chaque point de l’hypoténuse peut être reporté en abscisse et ordonné sur chacun des côtés et l’on peut en conclure qu’il y a « autant » de points sur l’hypoténuse que sur l’un quelconque des côtés, et que l’hypoténuse est égale à chacun des côtés (et que les deux côtés sont égaux !!!). Ce qui est bien évidemment absurde si l’on ne considère pas qu’il existe un nombre infini de points sur l’hypoténuse.

C’est tout le génie de Tschok d’avoir senti ceci, lorsque, incompris par lui-même, il énonce dans son commentaire 57, « Si on prend une chaîne numérique où il y a des ronds et des carrés (des réels et des carrés), on peut, sur un segment de cette chaîne, décider qu’il y a plus de ronds que de carrés. Peut-être sur un segment. Mais à l’infini ? ».

Gai-Luron saurait sans aucun doute mieux que moi vous conter les merveilles de « l’infini potentiel » et de « l’infini en acte » chez Leibniz ou les notions de « vrais infinis » et de « faux infinis » décrits par Spinoza, notions qui n’ont d’ailleurs pas vraiment leur place dans l’objet de cette réponse. Je ne m’étendrais pas non plus sur tous les débats sur le sujet auxquels ont participé des savants et des philosophes tels qu’Epicure, Al Kindi, Avicenne ou bien Proclus.

C’est chez un mathématicien moderne, répondant au doux nom de Bernard Placidus Johann Nepomuk Bolzano (1781-1848), que je trouve une partie de la réponse qui m’intéresse ici : Pour Bolzano, un infiniment grand est tout simplement ce qui est plus grand qu’un nombre quelconque d’unités. Mieux, du point de vue de l’hypoténuse dont nous parlions plus haut, hypoténuse et côtés représentent deux manifestations du MÊME infini et ce que certains considèrent comme un paradoxe est en fait, pour Bolzano, la définition même de l’infini (1).

Le mathématicien allemand Georg Cantor (1845-1918) viendra résoudre une partie des questions que soulevait l’approche de Bolzano (dont je vous ferai grâce) et compléter le dispositif de réflexion sur le sujet en démontrant que l’ensemble des nombres réels n’est pas dénombrable et que l’ensemble des points d’un carré est « équipotent » à l’ensemble des points de ses côtés.

2) La réponse

La réponse (partielle) au paradoxe de Galilée est que le nombre des carrés et le nombre des réels sont tout les deux infinis. Dans les deux cas, les infinis en question ne sont pas « dénombrables » et l’on peut en déduire qu’ils sont « potentiellement » égaux.

Pour plagier George Orwell, donc : « Tous les infinis sont égaux, mais il y en a de plus égaux que d’autres » (2). C’est là que réside le paradoxe.

(1) B. Bolzano : Les paradoxes de l’infini – Seuil 1993
(2) G. Orwell : La ferme des animaux – Gallimard 1984

Un dessin pour Raph

Voilà, chose promise, chose due…

Meidan

Carré-ment !

Histoire de carrément se changer les idées et de limiter le nombre de commentaires sur ce blog, un petit paradoxe avec lequel je me suis amusé ce matin :

Le nombre des carrés est-il inférieur au nombre des nombre rééls ?

Si l’on part du principe que 4 est un carré et que 3 ne l’est pas, il apparaît clairement qu’il existe des nombres rééls qui ne sont pas des carrés et l’on peut donc en déduire qu’il existe plus de nombres rééls que de nombres carrés.

Mais chaque nombre possède son carré ! Le nombre de carrés est donc strictement équivalent au nombre de nombres rééls.

Comment résoudre le paradoxe ?

Bientôt, un post de qualité, c’est promis…

Post ouvert !

Pour ceux et celles qui ont envie de déverser ici leurs réflexions profondes sur cette soirée très mémorable. Ou de parler d’autre chose, histoire de se faire remarquer comme LE (ou LA) extraterrestre !

Vous remarquerez quand même que j’en profite pour être poliiquement correct et que je n’ai pas tout mis au masculin. Vive la parité !

(C’est moi qui parle, là ???)

Départ !

Je pars aujourd’hui pour Cannes (enfin !) et ne serais sans doute pas connecté à Internet pendant quelques jours.
Ne racontez pas trop de bétises pendant ce temps-là et bon courage à tous pour les activités de chacun.
Je crois que vous me manquerez…

Et maintenant, le spam !

Je reçois sur ma boite mail le texte suivant :

« Bonjour,

Je t’écris pour te parler du programme de Ségolène Royal, et en particulier du Pilier numéro 2 du Pacte présidentiel : « Améliorer le pouvoir d’achat ». Ce thème est au coeur de son projet, et il va certainement t’intéresser.

Face à la vie chère, aux salaires qui stagnent, à la crise du logement, Ségolène Royal veut permettre l’accès à un logement de qualité, revaloriser les retraites, les salaires et les minimas sociaux. Comment? En utilisant des indices de prix qui tiennent compte de la réalité des dépenses des ménages.

Et ce n’est pas tout : Ségolène Royal s’engage à créér 120 000 logements sociaux par an et à mettre en place un bouclier-logement qui limite les dépenses de location pour les foyers modestes.

Si près du premier tour, si tu n’as pas encore fait ton choix, il faut absolument que tu prennes connaissance du programme de Ségolène Royal! Tu pourras lire l’intégralité du Pacte sur …. »

Non, je ne ferai pas de publicité pour ce site de Ségolène Royale qui ose utiliser le spam pour faire sa promotion !!

Le mail est signée Mathieu sur une adresse mail sego07@yahoo.fr et il s’agit d’un envoi automatique auquel on ne peut évidemment pas répondre.

Je trouve absolument scandaleux que l’on puisse se permettre d’utiliser la technique du spam pour faire ce genre de propagande et ne suis pas étonné de voir d’où vient cette fumisterie, évidemment illégale.

Je ne sais pas s’il existe un moyen de propager cette information, mais si vous avez des idées, je suis preneur.

Hasards des (s)élections

Au hasard des discussions et des commentaires sur Internet…

Un sympathisant de l’UMP : « Je veux que Sarkozy soit élu et je sais que si Bayrou passe au deuxième tour, c’est Bayrou qui sera élu, donc, je vote Ségolène au 1er tour pour être certain que Sarlozy soit élu » (si, si, il l’a dit !)

Un sympahisant du PS : « Sègolène est minable dans cette campagne, et j’en ai marre du PS. Un duel Bayrou-Royal au deuxième tour assurerait la victoire de Bayrou, d’après les sondages. Ce qui est mieux que Sarkozy, quoi qu’il arrive. Je vote donc Ségolène au premier tour pour m’assurer de la victoire de Bayrou au second » (Un compliqué celui-là !).

Un sympathisant de Bayrou : « Nous serons au deuxième tour, c’est certain, mais je ne suis pas certain que Bayrou gagne contre Royal au deuxième. Pour assurer une victoire à Bayrou au second tour, il faut qu’il soit en face de Sarkozy. Je voterai Sarkozy au premier tour » (????)

Un sympthisant de Le Pen : « Je voterai Le Pen au premier et au deuxième tour » (Optimiste, va !)

Un partisan de José Bové : « Quelqu’un peut me rappeler à quelle date on doit voter ? (Non, la, je rigole…)

Et après ça, on critique les sondages …

Onfray sidéral

Monsieur Onfray,

Je vous lis avec une certaine régularité et ne le ferais sans doute pas si je ne trouvais pas dans vos pages un certain nombre d’idées qui sont au centre de mes intérêts. Je ne le ferais sans doute pas non plus si je ne trouvais jamais dans vos lignes quelques idées qui résonnent plutôt bien avec les miennes et me permettent de les argumenter avec un peu plus de talent. Et pourtant …

Et pourtant je ne vous aime pas, du moins, de moins en moins et j’aimerais retracer avec vous quelques-unes des étapes qui me font dire ceci.

Tout a sans doute commencé avec votre « Traité sur l’athéologie », que je m’empressais d’acheter sur les conseils d’amis qui, me sachant athée, pensaient que j’y trouverai matière à renforcer mon point de vue, ou à en débattre sur des bases solides. J’ai donc fait partie des deux ou trois cent mille lecteurs qui ont, a priori, classé votre livre parmi leurs favoris. Erreur rapidement corrigée lorsque je constatais la rage que vous employiez à combattre toute idée de religion, oubliant trop rapidement, me semble-il, l’impact considérable et parfois même positif qu’ont eu les religions sur toutes (je dis bien » toutes ») les civilisations. Erreur définitivement corrigée lorsque je constatais qu’en définissant la notion d’athéologie vous en faisiez une idéologie. Vouloir déconstruire les mythes est une chose et je vous accorde qu’il faut « partir du réel et construire avec celui-ci » (bien que la notion du réel soit elle-même discutable, mais c’est une autre histoire). Mais déconstruire ne suffit pas, il ne suffit pas de conspuer, de réfuter, ni même parfois de prouver que quelque chose est faux pour que la preuve du contraire existe. Réfuter le déluge en se référant à l’épopée de Gilgamesh, rire du Paradis en parlant des jardins de la Perse, se gausser des trois jours du Christ en racontant ceux d’Osiris, ce n’est pas suffisant pour agrémenter le débat d’une once de progrès. Le vrai débat est celui de la compréhension du phénomène religieux et de ses symboles et c’est un débat qu’il faut aborder avec beaucoup de respect, de prudence et de compréhension. Je n’ai trouvé aucune de ces trois qualités dans votre livre et l’ai donc vite placé sur les étagères du haut de ma bibliothèque, celles qui prennent la poussière.

J’ai lu ensuite vos Féeries Anatomiques, auxquelles je ne suis pas certain d’avoir compris grand chose et que je ne critiquerai donc pas ici, même négativement. Il est pour le moment en stand-by sur une des étagères « philosophie à relire » et j’y reviendrai donc un jour pour tenter de comprendre votre approche sur les relations entre chrétiens et bioéthique. Peut-être.

Puis vint votre « Contre-histoire de la philosophie », dans laquelle je trouvais rapidement matière à satisfaire mes pulsions hédonistes. Mieux, j’y trouvais exposées clairement certaines de mes idées, telle cette critique de l’idéalisme, exposée par vous comme « une possibilité pour l’homo sapiens qui consacre scrupuleusement toute sa vie à mourir de son vivant, de connaître la félicité angélique d’une destinée post mortem » (Tome 1 – Page 18), ou bien cette notion d’un « christianisme conçu comme une gnose qui a réussi » (Tome 2 – page 39). C’est donc sur la base de quelques idées fortes et positives que j’abordais votre lecture ; heureux de découvrir un peu de ces Leucippe, Philèbe, Philodème de Gadara, Cérinthe ou Willem Cornelisz qui m’aideraient à passer pour érudit lors de quelque dîner très citadin, heureux, aussi, d’approfondir ma maigre connaissance d’Epicure, de Lucrèce, d’Erasme et de Montaigne, tous trop délaissés par nos faibles cursus, même si certains sont peu recommandables (tel ce Jean de Brno, initiateur selon vous d’un radicalisme de la pensée hédoniste). Fort des quelques renseignements tirés de vos écrits, je me dirigeais donc vers d’autres sources. Il y en a peu, effectivement, mais je citerai quand même l’Erasme de Stefan Zweig, livre magnifique écrit par un homme magnifique. Oserais-je dire que votre édifice s’est rapidement écroulé par ces lectures et que je ne considère plus, comme vous, qu’il suffit de mettre dos-à-dos l’idéal platonicien et les philosophies alternatives pour décrire l’état réel de la pensée humaine. Une fois de plus, vous me semblez pécher par votre haine d’un système établi. Vous rejetez l’idéalisme, vous ne le remplacez par rien, si ce n’est par l’exposé presque lassant d’une « alter-philosophie ». Toute « contre histoire de la philosophie » qui n’étudierait qu’un seul de ses aspects me paraît bien insuffisante si elle consiste surtout à rejeter les autres. Merci, néanmoins de nous avoir fait mieux connaître certains de ces personnages, disons simplement que j’aurais préféré les connaître par un autre que vous.

J’en viens à votre stature politique, incontournable en cette période d’élection et plus particulièrement depuis votre dialogue manqué (par qui ?) avec Nicolas Sarkozy.

Le fait que je trouve votre soutien à José Bové très ridicule n’intéresse que moi et je ne m’étendrai donc pas dessus. Passons directement au fameux entretien.

Vous attaquez Monsieur Sarkozy sur (entre autres) ses propos sur la génétique et vous avez raison. Monsieur Sarkozy a fait une erreur, grave, celle de s’exprimer sur un sujet qu’il ne connaissait pas. Je note pourtant que la thèse d’Alda Ambrosio, chercheuse de l’unité de génétique clinique et moléculaire de l’Institut de Médecine Légale, soutenue en Juillet 2006, s’intéresse aux gènes responsables des maladies comportementales et plus particulièrement à ceux de la schizophrénie et des maladies bipolaires, avec quelques résultats positifs sur le « gène de susceptibilité au suicide, à la drogue et à l’alcool ». Le site informationhospitalière.com, qui fait part de cette thèse, explique que « la relation entre gène et maladie comportementale a déjà fait l’objet de plusieurs études dont il est ressorti que la corrélation entre la génétique et ces maladies est forte, mais (que) ces résultats ont toujours été dévalorisés pour des raisons psychologiques ». Le généticien Axel Kahn explique quant à lui, dans une tribune publiée par Marianne et citée par Le Monde, que « la vision d’un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant à l’agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse », contredisant donc Alda Ambrosio. Rien bien sûr n’est prouvé, et je maintiens avec vous que Nicolas Sarkozy a eu tort de se prononcer sur le sujet lorsque la science elle-même s’y contredit parfois. Puis je tombe sur votre réponse aux raëlistes lorsque ces « crétins sidéraux » vous ont attribué le titre de prêtre honoraire du mouvement, titre que vous avez bien entendu refusé : « Faut-il demander qu’on lise Féeries anatomiques pour constater que j’ai montré que le clonage reproductif ne générait pas de l’Autre mais du Même et que, conséquemment, il ne présentait aucun intérêt ? »(1). Je m’amuse à penser que si seul le Même sort du Même lors d’un clonage, vous devez en conclure qu’il existe une relation directe entre la génétique et le comportement (du moins lorsque cela vous arrange…). Entendons-nous, je ne suis ni pour, ni contre cette thèse et ne m’estime pas le droit d’une opinion lorsque les spécialistes eux-mêmes semblent se disputer sur elle, mais je vous réfute le droit d’attaquer Sarkozy sur ce thème lorsque vous semblez vous-même confus sur le sujet. Je vous réfute surtout le droit, à vous et au Docteur Kahn, d’affirmer que Monsieur Sarkozy confirme par cette bévue « ses liens idéologiques avec la nouvelle droite ».

Je vous le réfute d’autant plus lorsque je constate que tout le reste de votre article sur cet entretien ne comporte qu’insultes, haine de l’autre et rhétorique approximative sur les notions d’état, de droit, etc…, lorsque je vous vois décrire la Place Beauvau comme « épicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d’Etat, et portraits des figures disciplinaires de l’histoire de France représentées en médaillons d’austères sinistres. » Ou lorsque je vous entends parler des « odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressembl(ant) à la terre battue jonchée d’immondices après une cérémonie vaudoue… » en décrivant la scène. Ciel ! Et vous en êtes sorti vivant ?

Alors, je mets tout ce que j’apprends de vous par ma lecture dans un seul paquet, celui dans lequel j’enveloppe également cette haine primaire pour tout ce qui n’est pas vous, c’est-à-dire athée, libertaire, alter mondialiste et satisfait. Et jugeant tout ceci un peu insuffisant pour vous garder dans les belles étagères vous relègue donc dans la poussière du haut, ou plutôt celle du bas.

(1) Raël, crétin sidéral ou la mauvaise odeur des journalistes – Michel Onfray 16 mars 2006 –

Dailymotion et La vraie Ségolène

A l’heure où j’écris ceci, 1 706 320 internautes ont vu la vidéo « Le Vrai Sarkozy » sur dailymotion.com. Rassurez-vous, je ne commenterai pas cette vidéo ; sa réthorique est simple : Sarkozy est un horrible fasciste, ultra-libéraliste, démagogue, populiste, etc..

Non, le plus drôle est que, comme il fallait s’y attendre, une vidéo est sortie en réponse, justement intitulée « La vraie Ségolène ». Or, cette vidéo a été vue seulement 30 862 fois. Cela voudrait-il dire que Ségolène intéresse moins que Sarkozy dans un rapport de 1 à 50 ? Ou qu’on l’aime tellement notre Ségo, qu’on n’a pas envie de la voir critiquée ?

Pas du tout ! Mais un petit malin a utilisé le filtre de moralité de dailymotion pour en limiter l’accessibilité. Comment ? Tout simplement en cliquant sur le bouton « cette vidéo peut offenser ». Du coup, au lieu de la bonne tête de Ségo en train de dire des âneries, on tombe sur cet avis : « Des membres de dailymotion ont signalé ce contenu comme réservé aux adultes, vous devez être inscrit, connecté et majeur pour pouvoir y accéder ».

Je me suis donc inscrit (c’est long) et j’ai regardé la vidéo. Moi, j’espérais quelque chose de torride (Hollande et Ségo en tenue latex par exemple !) ou un truc carrément gore (Ségo dévorant Sarko lors d’une élection quelconque). Eh bien rien ! Je n’ai rien vu ! Pour tout dire, ça m’a paru plus soft que la vidéo sur Sarkozy.

Quelqu’un a donc « censuré » la vidéo de Ségolène.

Je trouve le procédé lamentable. C’est tout. Et je voulais le signaler.

Les liens :
Pour Sarko :

Pour Ségo :

http://www.dailymotion.com/video/x13wq8_la-vraie-segolene




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