Onfray sidéral

Monsieur Onfray,

Je vous lis avec une certaine régularité et ne le ferais sans doute pas si je ne trouvais pas dans vos pages un certain nombre d’idées qui sont au centre de mes intérêts. Je ne le ferais sans doute pas non plus si je ne trouvais jamais dans vos lignes quelques idées qui résonnent plutôt bien avec les miennes et me permettent de les argumenter avec un peu plus de talent. Et pourtant …

Et pourtant je ne vous aime pas, du moins, de moins en moins et j’aimerais retracer avec vous quelques-unes des étapes qui me font dire ceci.

Tout a sans doute commencé avec votre « Traité sur l’athéologie », que je m’empressais d’acheter sur les conseils d’amis qui, me sachant athée, pensaient que j’y trouverai matière à renforcer mon point de vue, ou à en débattre sur des bases solides. J’ai donc fait partie des deux ou trois cent mille lecteurs qui ont, a priori, classé votre livre parmi leurs favoris. Erreur rapidement corrigée lorsque je constatais la rage que vous employiez à combattre toute idée de religion, oubliant trop rapidement, me semble-il, l’impact considérable et parfois même positif qu’ont eu les religions sur toutes (je dis bien » toutes ») les civilisations. Erreur définitivement corrigée lorsque je constatais qu’en définissant la notion d’athéologie vous en faisiez une idéologie. Vouloir déconstruire les mythes est une chose et je vous accorde qu’il faut « partir du réel et construire avec celui-ci » (bien que la notion du réel soit elle-même discutable, mais c’est une autre histoire). Mais déconstruire ne suffit pas, il ne suffit pas de conspuer, de réfuter, ni même parfois de prouver que quelque chose est faux pour que la preuve du contraire existe. Réfuter le déluge en se référant à l’épopée de Gilgamesh, rire du Paradis en parlant des jardins de la Perse, se gausser des trois jours du Christ en racontant ceux d’Osiris, ce n’est pas suffisant pour agrémenter le débat d’une once de progrès. Le vrai débat est celui de la compréhension du phénomène religieux et de ses symboles et c’est un débat qu’il faut aborder avec beaucoup de respect, de prudence et de compréhension. Je n’ai trouvé aucune de ces trois qualités dans votre livre et l’ai donc vite placé sur les étagères du haut de ma bibliothèque, celles qui prennent la poussière.

J’ai lu ensuite vos Féeries Anatomiques, auxquelles je ne suis pas certain d’avoir compris grand chose et que je ne critiquerai donc pas ici, même négativement. Il est pour le moment en stand-by sur une des étagères « philosophie à relire » et j’y reviendrai donc un jour pour tenter de comprendre votre approche sur les relations entre chrétiens et bioéthique. Peut-être.

Puis vint votre « Contre-histoire de la philosophie », dans laquelle je trouvais rapidement matière à satisfaire mes pulsions hédonistes. Mieux, j’y trouvais exposées clairement certaines de mes idées, telle cette critique de l’idéalisme, exposée par vous comme « une possibilité pour l’homo sapiens qui consacre scrupuleusement toute sa vie à mourir de son vivant, de connaître la félicité angélique d’une destinée post mortem » (Tome 1 – Page 18), ou bien cette notion d’un « christianisme conçu comme une gnose qui a réussi » (Tome 2 – page 39). C’est donc sur la base de quelques idées fortes et positives que j’abordais votre lecture ; heureux de découvrir un peu de ces Leucippe, Philèbe, Philodème de Gadara, Cérinthe ou Willem Cornelisz qui m’aideraient à passer pour érudit lors de quelque dîner très citadin, heureux, aussi, d’approfondir ma maigre connaissance d’Epicure, de Lucrèce, d’Erasme et de Montaigne, tous trop délaissés par nos faibles cursus, même si certains sont peu recommandables (tel ce Jean de Brno, initiateur selon vous d’un radicalisme de la pensée hédoniste). Fort des quelques renseignements tirés de vos écrits, je me dirigeais donc vers d’autres sources. Il y en a peu, effectivement, mais je citerai quand même l’Erasme de Stefan Zweig, livre magnifique écrit par un homme magnifique. Oserais-je dire que votre édifice s’est rapidement écroulé par ces lectures et que je ne considère plus, comme vous, qu’il suffit de mettre dos-à-dos l’idéal platonicien et les philosophies alternatives pour décrire l’état réel de la pensée humaine. Une fois de plus, vous me semblez pécher par votre haine d’un système établi. Vous rejetez l’idéalisme, vous ne le remplacez par rien, si ce n’est par l’exposé presque lassant d’une « alter-philosophie ». Toute « contre histoire de la philosophie » qui n’étudierait qu’un seul de ses aspects me paraît bien insuffisante si elle consiste surtout à rejeter les autres. Merci, néanmoins de nous avoir fait mieux connaître certains de ces personnages, disons simplement que j’aurais préféré les connaître par un autre que vous.

J’en viens à votre stature politique, incontournable en cette période d’élection et plus particulièrement depuis votre dialogue manqué (par qui ?) avec Nicolas Sarkozy.

Le fait que je trouve votre soutien à José Bové très ridicule n’intéresse que moi et je ne m’étendrai donc pas dessus. Passons directement au fameux entretien.

Vous attaquez Monsieur Sarkozy sur (entre autres) ses propos sur la génétique et vous avez raison. Monsieur Sarkozy a fait une erreur, grave, celle de s’exprimer sur un sujet qu’il ne connaissait pas. Je note pourtant que la thèse d’Alda Ambrosio, chercheuse de l’unité de génétique clinique et moléculaire de l’Institut de Médecine Légale, soutenue en Juillet 2006, s’intéresse aux gènes responsables des maladies comportementales et plus particulièrement à ceux de la schizophrénie et des maladies bipolaires, avec quelques résultats positifs sur le « gène de susceptibilité au suicide, à la drogue et à l’alcool ». Le site informationhospitalière.com, qui fait part de cette thèse, explique que « la relation entre gène et maladie comportementale a déjà fait l’objet de plusieurs études dont il est ressorti que la corrélation entre la génétique et ces maladies est forte, mais (que) ces résultats ont toujours été dévalorisés pour des raisons psychologiques ». Le généticien Axel Kahn explique quant à lui, dans une tribune publiée par Marianne et citée par Le Monde, que « la vision d’un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant à l’agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse », contredisant donc Alda Ambrosio. Rien bien sûr n’est prouvé, et je maintiens avec vous que Nicolas Sarkozy a eu tort de se prononcer sur le sujet lorsque la science elle-même s’y contredit parfois. Puis je tombe sur votre réponse aux raëlistes lorsque ces « crétins sidéraux » vous ont attribué le titre de prêtre honoraire du mouvement, titre que vous avez bien entendu refusé : « Faut-il demander qu’on lise Féeries anatomiques pour constater que j’ai montré que le clonage reproductif ne générait pas de l’Autre mais du Même et que, conséquemment, il ne présentait aucun intérêt ? »(1). Je m’amuse à penser que si seul le Même sort du Même lors d’un clonage, vous devez en conclure qu’il existe une relation directe entre la génétique et le comportement (du moins lorsque cela vous arrange…). Entendons-nous, je ne suis ni pour, ni contre cette thèse et ne m’estime pas le droit d’une opinion lorsque les spécialistes eux-mêmes semblent se disputer sur elle, mais je vous réfute le droit d’attaquer Sarkozy sur ce thème lorsque vous semblez vous-même confus sur le sujet. Je vous réfute surtout le droit, à vous et au Docteur Kahn, d’affirmer que Monsieur Sarkozy confirme par cette bévue « ses liens idéologiques avec la nouvelle droite ».

Je vous le réfute d’autant plus lorsque je constate que tout le reste de votre article sur cet entretien ne comporte qu’insultes, haine de l’autre et rhétorique approximative sur les notions d’état, de droit, etc…, lorsque je vous vois décrire la Place Beauvau comme « épicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d’Etat, et portraits des figures disciplinaires de l’histoire de France représentées en médaillons d’austères sinistres. » Ou lorsque je vous entends parler des « odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressembl(ant) à la terre battue jonchée d’immondices après une cérémonie vaudoue… » en décrivant la scène. Ciel ! Et vous en êtes sorti vivant ?

Alors, je mets tout ce que j’apprends de vous par ma lecture dans un seul paquet, celui dans lequel j’enveloppe également cette haine primaire pour tout ce qui n’est pas vous, c’est-à-dire athée, libertaire, alter mondialiste et satisfait. Et jugeant tout ceci un peu insuffisant pour vous garder dans les belles étagères vous relègue donc dans la poussière du haut, ou plutôt celle du bas.

(1) Raël, crétin sidéral ou la mauvaise odeur des journalistes – Michel Onfray 16 mars 2006 –

113 Réponses à “Onfray sidéral”


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  • il y a encore une chose à rajouter. Monsieur Onfray écrit comme un cochon jargonnant, qui fait son fonds de commerce sur la déconstruction de tout ce qui pourrait exister. Des pseudos-historiens ou crypto exégètes ont déjà ramassé des petits pactoles en cherchant à casser de la Bible, du Jeanne d’ARc, du Christ, etc. c’est bien, ça rapporte, et le connard moyen se sent intelligent en lisant des trucs qu’il ne comprend pas mais qui le conforte dans ses certitudes (les politiques tous des pourris, les cathos tous à flinguer, les musulmans tous des terroristes, etc).
    exemple, son fameux bouquin de contre-philosohie, toujours fondé sur l’idée que le sale ordre établi a cherché à étouffer la voix de ces philosophes oubliés. or il y a peut-être une chose à dire: s’ils ont été oubliés, ces philosophes, ne serait-ce pas parce qu’à côté des Spinoza, Descartes, Hegel, Kant, Platon ou Aristote (je cite mes préférés en vrac, enfin ceux que je comprends, et ils sont peu nombreux car je ne suis pas philosophe), ce qu’ils pondaient était plutôt proche du Journal de Mickey.

    mais bon, cracher sur tout et n’importe quoi, ça rend riche. .. et je range Monsieur Onfray sans hésitation dans le même tiroir que ces petits néo-bobos qui n’ont rien à dire mais ont une jolie frange et des chemises pas repassées, rien de plus, sinon qu’ils savent noircir des pages. on me dira « mais ça a du succès, c’est lu par tout le monde… » . mais comme disait je ne sais plus qui, le mauvais goût est la chose la mieux répartie en ce bas monde.

    je m’emporte, mais c’est plus fort que moi. quand j’entends michel onfray, j’ai des pulsions meurtrières. arf!!

  • Camille,

    Vous êtes dure avec Onfray. D’après ce que j’ai compris, il tente une relecture de la philosophie, ce qui passe effectivement par une déconstruction.

    Eh bien, qu’il le fasse! Les idées sont de libre parcours, après tout.

    Inutile d’en venir au meurtre, non? Ou bien vous êtes un être passionné?

  • Là Camiile, vous êtes un peu dure avec moi, parce que j’ai failli être « le conard moyen qui se sent intelligent en lisant des trucs qu’il ne comprend pas ». Mais je me suis soigné.

    A propos des philosophes alternatifs, il y en a quand même quelques-uns qui valent le coup d’être regardés. Si, si, je vous jure. Mais vous avez raison (et moi aussi), pas avec le regard d’Onfray.

  • Tschok, nos commentaires se sont croisés. Je prêche pour la deuxième solution à propos de Camille : elle est passionnée. Malheureusement, c’est surtout par Chéri.

  • bon, je ne vais assassiner personne, parce qu’en plus après ce sera écrit sur mon casier judiciaire, et que je ne pourrais plu spasser l’agrégation.

    vous ne vous êtes jamais retrouvés dans une soirée à néo-bobos, du côté du canal Saint-Martin? moi si, par un malheuruex concours de corconstances (j’étais jeune alors, et un « ami » qui ne m’adresse plus la parole depuis cette soirée m’y avait conviée). la conversation a roulé à un moment su rle géniâââââââl onfray. bon. j’étais déjà pas mal échaudée par ce que j’entendais depuis le début de la soirée (entre jeunes UMP dynamiques, frais émoulus de science-po, et autres adeptes de cafés politiques). on m’a alors prêté un exemplaire des bouquins de la Bestiole. bref, ça a été le début de ma détestation viscérale du personnage. peut-être influencée par l’opinion que je portais et porte toujours sur ses thuriféraires.

    Halio, vous ne me ferez pas gober que vous pourriez éventuellement vous caser dans le tiroir des connards moyens. rien que votre « profession de foi » sur ce blog le prouve. Evidemment, je comprends qu’Onfray soit plutôt attrayant: il propose de « voir les choses autrement », etc. je veux bien. mais son propos, comme vous dites, à force de tout démolir, est déprimant. je suis ressortie de son Traité d’athéisme avec une envie de me pendre au lustre que seule ma passion pour Chéri et François Sublet de Noyers ont pu guérir. ce type crache sur tout, tout le temps. ça va bien un temps, et puis c’est très bien de cracher, mais si c’est juste pour le plaisir… quand on a la prétention d’être philosophe et non polémiste de bas étage, j’estime que les lecteurs sont en droit d’attendre une pensée un chouia plus élaborée.

    mais je ne vais pas en venir au meurtre. on va encore dire que je fais peur…

    ps: oui, les philosophes du second rang, c’est assez sympa. en ce moment, je planche sur la philosophie politique du début du XVIIe siècle, c’est à se rouler par terre. ça fera quelques pages poilantes pour ma thèse.

  • olala, mais j’ai écris n’importe comment ci-dessus. saleté de clavier.

  • Je trouve au contraire que ton clavier marche pas mal, Camille. Et merci de refuser de croire que je puisse être un seul instant l’un de ces conards dont tu parles si bien.

  • Eh ben écoutez, je reviens de chez Gai Luron, et je crois avoir trouvé le nom de notre maladie commune: comme nous n’avons aucun projet collectif pour l’avenir, tout est bon dans l’actualité ou le passé pour nous crêper le chignon sur des points de détails.

    Cette maladie porte donc un nom: la zizanie.

    La société se défend, d’où la fascination pour l’identité nationale.

    Mais la véritable traitement c’est pas ça. C’est se donner les moyens d’avoir des projets et de les réaliser: la stratégie.

    Maintenant, demandez autour de vous qui pense stratégie?

    Onfray, par exemple? J’en ai aucune idée, mais j’ai pas l’impression en première analyse.

  • Tu as peut-être raison sur le fait que l’on arrête pas de se créper le chignon sur des points de détails, mais avoue quand même que c’est bon (lorsque c’est fait entre gens de bonne compagnie).

    En ce qui concerne la pensée stratégique d’Onfray, je crois que Camille (et moi !) avons raison : à part la destruction systématique de tout ce qui n’est pas lui-même, je n’en vois pas.

    Qui pense stratégie ? Voyons, voyons …

    Non, on va encore dire que je défends Sarko, alors je me tais.

  • oh, que si, il y a des gens qui ont des projets. mais on les traites de fachos réacs.
    par exemple, si je défends mes idées sur la famille, qui selon moi fonde la société même (bon je ne déballe pas tout sinon ça va être lourd), eh ben on me traite de tous les noms (je sais, pas ici, mais on est entre gens de bonne compagnie). c’est le projet de société de l’Eglise. c’est celui que je défends.

    voilà un exemple de projet de société. mais c’est pas politiquement correct.

  • Camille,

    Je viens de réaliser que je t’avais tutoyée sur mon dernier commentaire. Tant pis, je continue.

    Tu soulèves à mon avis un point fondamental lorsque tu parles de la famille comme d’un élément considéré aujourd’hui comme politiquement incorrect. Le politiquement correct, c’est de défendre le mariage homosexuel, le fraudeur victimisé, etc. et c’est être fascho que de contredire tout ce qui ne rentre pas dans ce moule. Tu auras compris que je suis donc fascho, du moins pour certains.

    Pourtant je ne suis pas homophobe (certains de mes amis pourraient en témoigner), et je ne soutiendrais pas si régulièrement Sarkozy si je pensais un seul instant qu’il était pour le tout-répression.

    Le problème c’est que l’on confond de plus en plus l’écoute nécessaire des témoignages de certaines minorités avec le besoin d’en faire une règle pour la majorité. Mon post sur les Barbares extérieurs explique ma position la-dessus, je n’y reviens donc pas.

    Quelque chose me gène pourtant dans ton propos lorsque tu portes le débat sur le projet de l’église. Non que je le critique en tant que tel (il me paraît plus solide et mieux construit que celui de Ségolène), mais je me demande si la religion doit intervenir dans ce débat.

    C’est une position d’athée, j’en conviens, mais je te jure que l’on a a pas besoin de l’église pour comprendre à quel point la notion de famille est importante, philosophiquement, éthiquement, anthropologiquement, etc.

    Remarque, tu n’as pas tort : la religion englobe assez bien tout cela.

  • hihi! puisque vous me tutoyez, je te te vouvoie plus en retour! fêtons ce rapprochement!

    je suis entièrement d’accord avec toi. je parlais du projet de l’Eglise comme un des modèles possibles, en l’occurence celui que moi je soutiens en mon cas précis. je ne veux pas faire du prosélytisme chez toi, déjà que je n’en fais pas (trop…) chez moi…

    donc, je suis tout à fait ta position d’athée, qui est en gros celle de Chéri. qui n’est pas un athée, mais bon, c’est long à éxpliquer.

    « on confond de plus en plus l’écoute nécessaire des témoignages de certaines minorités avec le besoin d’en faire une règle pour la majorité ». tu as le don de mettre en forme ce que je pense toujours trop confusément. merci!

  • Ce post est parfait cher Halio ; drôle, intelligent, argumenté, c’est vraiment un régal. Bravo.
    Le « et pourtant je ne vous aime pas » est absolument jouissif.

    Le pauvre Onfray, qui a pris en grippe l’idéalisme (c’estàç-dire toute l’histoire de la philosophie) parce qu’il ne le comprenait pas, n’a pas compris une chose : il appelle « idéaliste » toute pensée qui médiatise le rapport au réel par… la pensée. C’est pourquoi, chez lui Marx et Nietzsche deviennent eux-mêmes matérialistes puisqu’il ne s’agit pas de penser le réel mais de le vivre, dit Onfray. En somme il développe une pensée de la non pensée et il me semble qu’il serait paradoxalement d’accord avec hegel pour lequel toute vraie philosophie est idéaliste (au sens large)

    Quant à vous Tschok, élégant dandy de la pensée libertine et faussement désabusée, je ne puis être d’accord avec vous : quand on écrit des bouqins, et quand on vent à des centaines de milliers d’exemplaires, on ne peut pas dire n’importe quoi sous prétexte que c’est nouveau et que la pensée est libre ; la pensée est libre, certes, mais elle doit aussi être responsable et sortir des énormités pour un public qui n’est pas nécessairement formé, ça ne me semble pas très louable.

    Moi je veux bien qu’on soit pas à fond dans le mode de reconnaissance universitaire mais quand un tel mépris unanime des universitaires entoure vos travaux, y a quand même un truc qui cloche : même ferry, comte-sponville et roger pol-droit, qui sont moqués, sont quand même cités et parfois aprouvés. Onfray, jamais. Pourquoi ? parce qu’il dit essentiellement des choses fausses, que ce soit sur le christianisme, l’idéalisme, nietzsche (où il atteint des sommets), etc. Il fait pitié cet homme

  • Quel délicieux réveil d’un Dimanche de Paques, où Camille accepte le tutoiement, puis me complimente sur ma capacité à mettre en mots une partie de sa pensée, où je reçois un vrai canard en chocolat de l’ami CoinCoin et où Ada Veen revient avec un commentaire plus qu’important sur mon post très polémique sur le 11 septembre. Avouez qu’il y aurait de quoi commencer à se gonfler une ou deux chevilles ! Rassurez-vous, il n’en sera rien.

    Mais je tiens à vous remerciez tous pour votre fidélité et surtout pour la qualité de vos apports à mes débuts de réflexion.

    Voila c’est dit, maintenant il ne me reste plus qu’à tenter de vous répondre bien, (et à éplucher le post de Coincoin sur Spinoza pour ne pas mourir idiot, enfin pas complètement)

    Et zut ! Moi qui avais envie de passer ma journée à m’empifrer de chocolats …

    PS : J’allais oublier Tschok et Elise !!

  • Très heureuse de participer à votre bonne humeur dominicale, cher Haliotoïde.
    Mais je vous renvoie le compliment : la qualité de vos notes est un très bon terreau pour la réflexion !!

    Pôvre Michel Onfray, il fait décidément l’unanimité ;-)
    C’est vraiment trop inzuste, parce qu’avec sa bonne tête et ses petites lunettes rectangulaires de bobo, il a tout du parfait intellectuel français ! (nan, vous trouvez pas…?)

    Vous avez oublié de parler de sa sur-médiatisation : ce type hante littéralement les plateaux de télé ; c’est bien simple, quasiment à chaque fois que je regarde une émission « littéraire », « culturelle » (culture & dépendance, le bateau livre, etc.), il fait partie des invités !

    Dans le genre très médiatique, on a heureusement des gens pour rattraper le niveau, tels que A. Finkielkraut… si seulement il arrêtait de s’ »emporter » à ce point dans ses interventions hi-hi (un peu « ombrageux » le Finkie quand même)

  • J’ai fait une faute atroce dans mon commentaire : Marx et Nietzsche deviennent idéalistes et non matérialistes, bien évidemment.

    Joyeuses Pâques cher Halio ; nous sommes tous deux hélas peu croyants mais Traditio traditionis comme dirait l’autre, ça se fête quand même !

  • J’avais corrigé (après m’être posé quelques questions sur le taux d’alcoolémie du canard (et sur le mien) en cette belle journée !)

    Fétons, fétons, il en restera toujours quelque chose.

    PS. je crois avoir fait pire chez toi, lors d’un commentaire sur un post que je n’avais pas bien lu. J’en rougis encore.

  • Le croirez-vous ? Je n’ai pas bu une goutte d’alcool et pourtant on était au resto en famille. O tempora, o mores !

  • Horribles tempora, pitoyables mores !

  • Réponse au com d’Ada (N°15) :

    « Le plus étrange … (c’est) que chaque désir de ce crétin soit amplifié par la presse qui se précipite pour lui tendre micros, caméras, porte voix et occasions de caisse de résonance à ses propos d’abruti … Que les journalistes lui déroulent le tapis rouge, installent sa tribune et portent ses valises, voila ce qui m’inquiète le plus ».

    Non, ce n’est pas moi parlant d’Onfray, c’est Onfray parlant de Raël, dans le texte cité en note de mon post. La surmédiatisation de sa propre personne ne semble pas le géner autant, c’est le moins qu’on puisse dire. Merci de l’avoir rapppelé.

    Je dois avouer que je ne m’attendais pas à une telle unanimité sur la personne d’Onfray. Comme quoi quand on réfléchit un peu …

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