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Archive mensuelle de septembre 2007

A bit of fresh air

Rien à ajouter, il faut écouter, seulement.

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Qu’est-ce que ça doit être chiant, d’être de gauche !!!

Une pause blogosphèresque me conduit par hasard sur le blog de Clémentine Autain – Vous savez ? celle dont on a un peu parlé ici et ailleurs à une certaine époque pré-Sarkozienne… – Je jure en passant que cette étrange visite est bien arrivée par hasard, puisque c’est en faisant glisser ma souris sur la longue colonne des signets « blogs » de mon navigateur, colonne qui ne cesse de s’agrandir et qui rassemble maintenant un nombre inimaginable de trucs que je ne lirais jamais plus, même les soirs de grande déprime, que je suis arrivé sur le dit blog.

Sans doute attiré par le charme indescriptible qui se dégage des quatre petites photos d’elle dans la colonne de gauche (normal me direz-vous), je lis le premier article.

D’après l’article en question, les dernières activités de Clémentine se résument à :

• « Faire » plusieurs débats (non, pas « participer à », « faire »), dont un qui vraiment dû être passionant, sur le « service public de la petite enfance », débat dans lequel notre chère Clémentine était invitée par Attac 14ème, et dans lequel quelques « professionnelles du secteur » se proposaient d’établir « un véritable diagnostic et des propositions radicales tenant parfaitement la route ». Il paraît qu’elles n’ont pas trouvé la recette magique de la « mayonnaise collective », mais que ça viendra …. Géniaaal.

• Se réjouir de voir Annick Coupé (Solidaires), remplacer Marc Blondel (FO) devant François de Closets et Christine Ockrent. Le thème du débat portait apparemment sur le trop-plein de fonctionnaires, sujet qui est sans doute à l’homme (ou à la femme) de gauche ce que l’hostie est aux cathos et la bière aux supporters du PSG.

• Attendre samedi prochain avec impatience pour rejoindre les « forces progressistes » au Gymnase Japy (Paris 11ème) et « donner de la voix contre la franchise médicale ». C’est un rendez-vous important dit Clémentine, alors, ne le loupez pas ! Moi, si je passe sur ce coup-là, c’est seulement parce que je serai peut-être encore loin de Paris ce week-end. Vous me raconterez, hein ?

• Lire des trucs passionnants pour « repenser le rapport réformes / révolution – et – mettre en perspective nos luttes de nos enjeux de recomposition à gauche » (sic).

Dans les bouquins à ne pas louper, on trouve le chef d’œuvre de Roger Martelli (Refondations, paru chez Regards, 9 euros) – bon, il faut dire que Martelli et Autain sont cofondateurs de Regards et qu’un petit coup de pub gratuit, c’est pas seulement pour ces foutus capitalistes, hein ? -, le merveilleux essai de Jean-Luc Mélenchon (« En quête de gauche », paru chez ? – on ne va quand même pas faire de la pub pour les concurrents, hein ?) -, qui offre paraît-il une conclusion « sans détour » sur la nécessité d’une « nouvelle force à gauche » (Ah bon ….). J’en passe, et non des moindres.

• S’impatienter de pouvoir trouver rapidement « la recette, la méthode, la date d’accouchement de la nouvelle force ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que le petit ne sera pas prématuré. Ce que l’on peut espérer, c’est qu’il ne sera pas autiste.

Alors, je re-regarde les petites photos de la colonne de gauche :

clem.png

• Sur la première, Clémentine tente de sourire. Une esquisse de tentative de charme apparaît presque sur son visage. Style : « tu vois, même les militantes de gauche peuvent séduire quand elle le veulent bien ».

• Sur la deuxième, à droite de la première, Clémentine se gratte les cheveux en souriant, un petit sourire niais qui pourrait presque la faire passer quelqu’un de cool et de réfléchi. Une militante, ça réfléchit ??

• La troisième photo, au-dessous de la première, est de profil, et regarde vers la droite (sait-on jamais ?) et Clémentine est moche. On passe sur celle-là.

• C’est la quatrième photo qui m’intrigue le plus, celle qui est à droite de la troisième et donc au-dessous de la deuxième : après les activités que je viens de décrire, comment peut-on encore essayer de prendre cet air condescendant ? L’air de celui (ou celle) qui a un vrai message à faire passer, quelque chose de vraiment important à dire ?

Moi après deux jours de l’activité type du militant de gauche, je me coucherais avec une bonne bouteille de champagne, une grosse boîte de préservatifs, une blonde effervescente (ou une brune, ou une rousse…), et je penserais à ces pauvres gars qui font rien que de vouloir reconstruire le monde à coup de manifs et de manifestes.

Les pauvres …..

PS. Bon, j’allais encore oublier le lien

http://clementineautain.fr

Voilà, c’est fait.

Une virgule très à point

Raph me recommande ceci

A lire absolument pour rire vraiment du fond du coeur.

Merci Raph, Merci l’arpenteur.

Saint Rion et autres cultes …

07brhatsaintrion.jpg

J’avais pris cette photo cet été avec mon téléphone portable, en pensant qu’elle serait une bonne dédicace pour Raph, Elise, Camille et autres croyantes qui parcourent parfois ce blog avec toute l’indulgence de leur foi (parfois …).

Et puis c’était resté dans la mémoire du dit téléphone portable et sorti de la mienne. Je viens enfin de la récupérer grâce à Bluetooth et vous la soumet donc.

Saint-Rion est semble-t-il le nom du saint (Saint Rien (prononcer : « Rienne » comme en breton, sinon ça fait tâche …)) qui fonda le monastère primitif. L’Ile qui porte son nom (Saint-Rion, eh oui) est appelée insula quam vocant Guirbinil (en 1184), insula S. Rionis (en 1189), insula Keroennes (en 1198, Cartulaire de S. Rion dans : Anc. év. IV), Guervenes et Guergenes (en 1202). Elle est située au large de la baie de Paimpol, et était le siège à la fin du XII ème siècle d’une abbaye fondée entre 1184 et 1189 par Alain comte de Goëlo, en faveur des moines Augustins de l’abbaye de Saint-Victor à Paris.

Entre 1184 et 1198, les églises de l’ïle de Bréhat et de Béniguet sont données à  l’abbaye de Saint-Rion (ou Saint-Riom), puis en 1202, à  l’abbaye de Beauport (en Kérity). En 1198, le Pape Innocent III, énumérant les possessions de Saint-Riom, cite les églises de Bréhat et de l’Ile Béniguet, proche de Bréhat.

Sur le chemin de Paon, au nord de Bréhat, les touristes en short font un arrêt pipi derrière un banc de pierre entourés de buissons. L’excuse est bonne pour découvrir les ruines d’une petite chapelle dédiée à Saint-Rion, et c’est en répondant à cette douce tradition que j’ai donc pensé à vous, chères amies, et que j’ai pris cette photo, joignant donc l’utile et l’agréable.

Et puis, parce qu’il ne faudrait tout de même pas que ce blog commence à trop parler de saints, je vous offre une autre photo, de mes chers rochers. Celui ci s’appelle « Chaise de Renan » et c’est derrière la petite excroissance de pierre située en haut du gros rocher qu’Ernest Renan venait parfois s’abriter des vents du large pour penser à sa « Vie de Jésus » (Décidemment, on en sort pas ce soir…).

07chaisederenan.jpg

Bon alors une autre, mais après ça, promis, on arrête :

07fleursrochers.jpg

Waou ! Elle est pas belle celle-la  ?

Un dessin pour Halio

château hanté

Avec 10 jours de retard…
Joyeux anniversaire Halio !
Raph

Ré gâte …

Oui, je sais, c’est sans doute l’un de mes plus mauvais jeux de mots depuis longtemps, mais vous me connaissez un peu maintenant : je ne peux jamais résister à des tentations almanach-vermotesques dont ne voudrait même pas l’un de nos pires histrions.

Bon, revenons à nos moutons. Et, a propos de moutons, rappelons que ces petits brins d’écumes sur la crête des vagues s’appellent bien « moutons » et qu’ils apparaissent panurgesquement autour de 4 beaufort ; soit un vent de jeune fille pour les initiés, mais une inscription directe au Club Sous-le-Vent pour les néophytes, surtout dans le Perthuis Breton.

Mais je m’écarte, je m’écarte, et les pauvres visiteurs de ce sinistre blog se perdront vite dans ces méandres aussi introductifs qu’improductifs puisqu’ils ne savent pas qu’Elise, Raph, Christophe, Coincoin, Tatianus ainsi que votre dévoué serviteur, tous fervents admirateurs d’un coquillage peu probable (et vice versa), se sont retrouvés chez Christophe pour un week-end à La Rochelle afin d’initier ceux d’entre eux qui ne connaissaient pas le Club sous-le-Vent aux immenses joies du mal de mer (Oh, joie, dirait Elise …, mais j’anticipe).

Or, donc, quelques blogueurs téméraires avaient décidé de rencontrer Neptune et puis Eole autour de quelques bouteilles d’un excellent gwen-ru (1).

L’hospitalité de Christophe et l’esprit d’organisation de Raph auraient suffi à promettre des heures vraiment riches, mais sans les talents conjugués de la douce Elise (si si), du merveilleux canard, d’un asymptotique Tatianus (Rhaaaa, l’hypothèse de Riemann …), sans le bonheur du coquillage susnommé de se trouver auprès de vrais amis, Eole, Neptune et Amphitrite auraient pu aller se rhabiller pour nous offrir ce que ce week-end fut.

Le traditionnel avitaillement des débuts d’aventures océanes effectué, on procéda à l’appel complet des équipages devant une bouteille de bon whisky, quelques bouteilles d’excellents vins, le tout suivi d’un merveilleux cognac. L’équipage restait pourtant complet à l’heure du coucher, tard dans la nuit, même si le roulis constaté chez certains pouvait augurer de quelques rêves très maritimes. La nuit fut courte, comme elle peut l’être chez les braves, car le navire devait être rejoint avant que le jusant n’échoue ses nobles courbes sur un sinistre fond de vase ostréicole.

A 8 heures donc, lever des matelots, du Capitaine et première lutte vers la douche, gagnée très haut la main par les filles (combat injuste, puisque les hommes sont galants, par nature). Dès 10 heures, soit à l’heure exacte prescrite par les tables de marées, le corps-mort était lâché et Le Cid, libéré de ses chaînes, s’abandonnait aux mains de Christophe et d’Halio, seuls habilités à lui fournir enfin toute la beauté de sa puissance.

Les premiers clapotis ayant émerveillé ses chers passagers, Le Cid, n’ayant donc tant vécu que pour cette infamie (2), se prit d’un enthousiasme débridé pour des rouleaux naissants et se mit à réjouir les hommes de barre et le cœur des fidèles. Il n’en fallait pas plus pour qu’Elise et Raph ne se mettent à chanter des cantiques, croyant sans doute séduire Neptune par leurs voix de sirènes. Mais Neptune aurait sans doute préféré quelque chanson paillarde, de celles qui font rougir les demoiselles de Paris dans les ports de Bretagne ; appelant Eole à la rescousse (« va, cours, vole, et nous venge … ») (3), il se mit donc promptement à soulever son ventre, à agiter ses intestins. Vous vous doutez, bien sûr, que d’autres intestins furent rapidement soulevés, renversés, tourneboulés, et que certains visages parmi les plus charmants du bord prirent soudainement cette obscure clarté qui tombe des étoiles (4).

« Elise fut la première, mais gardait le sourire,
Coincoin fut solidaire, tout en voulant mourir,
Et le bon Tatianus … se retint de vomir. » (5)

Raph, dont les yeux de Chimène ne quittaient que rarement le barreur, tint bon. Plus ou moins …

On se décida donc à ramener au port cet équipage soudainement morose, mais la marée interdisait pourtant tout retour au mouillage de Loix. Il fallait donc attendre au large ou s’abriter plus près des côtes, et c’est au Fiers d’Ars que Christophe, seigneur du lieu, vint échouer son Cid, enfin doux. (Mais le Cid de Bretagne est plus doux que le normand…. Ouais, bof !).

L’échouage fut de courte durée, l’horaire des marées, une carte locale et la règle des douzièmes ayant permis de définir assez précisément l’heure exacte à laquelle le corps-mort pouvait être atteint, plus à l’Est. Il fut pourtant suffisamment long pour qu’Elise, trop heureuse de déposer enfin ses dix orteils sur quelque chose de stable, ne se mît à nager vers le petit banc de sable que la mer recouvrirait bientôt.

Très bientôt !

Et c’est donc à la nage et le plus rapidement possible qu’Elise, une nouvelle fois, s’extirpât de la vengeance de Neptune, reprenant avec courage sa place sous le vent pour quelques derniers bords. La valeur, dira-t’on, n’attend pas le nombre des années … (6)

Le mouillage fut atteint à l’heure dite, la terre ferme enfin trouvée pour tous et le retour vers la Rochelle fut calme. très calme, ainsi que la soirée.

Le lendemain étant un dimanche, on y partagea dès le matin le groupe en deux parties sensiblement égales, les filles allant faire leur devoir à la cathédrale et les garçons le leur, au café sur le port. Les forces étaient bien revenues, mais nous n’avions plus de navire ni de Christophe, retourné parmi les siens, et le temps nous permit un petit tour en ville pendant lequel Halio saoula le groupe de son passé de marin, lointain passé.

Tous repartaient le soir même vers d’autres horizons, et le combat cessa, faute de combattants (7).

(1) Vin rouge, en breton.
(2) Acte 1 – Scène 4 (Du Cid, bien sûr, bande d’incultes)
(3) Acte 1 – Scène 5
(4) Acte 4 – Scène 3
(5) Celle-là, Corneille n’a pas osé.
(6) Acte 2 – Scène 2 (Yesss, je l’ai placée !)
(7) Acte 4 – Scène 3 (Faciiiile …)




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