Ré gâte …

Oui, je sais, c’est sans doute l’un de mes plus mauvais jeux de mots depuis longtemps, mais vous me connaissez un peu maintenant : je ne peux jamais résister à des tentations almanach-vermotesques dont ne voudrait même pas l’un de nos pires histrions.

Bon, revenons à nos moutons. Et, a propos de moutons, rappelons que ces petits brins d’écumes sur la crête des vagues s’appellent bien « moutons » et qu’ils apparaissent panurgesquement autour de 4 beaufort ; soit un vent de jeune fille pour les initiés, mais une inscription directe au Club Sous-le-Vent pour les néophytes, surtout dans le Perthuis Breton.

Mais je m’écarte, je m’écarte, et les pauvres visiteurs de ce sinistre blog se perdront vite dans ces méandres aussi introductifs qu’improductifs puisqu’ils ne savent pas qu’Elise, Raph, Christophe, Coincoin, Tatianus ainsi que votre dévoué serviteur, tous fervents admirateurs d’un coquillage peu probable (et vice versa), se sont retrouvés chez Christophe pour un week-end à La Rochelle afin d’initier ceux d’entre eux qui ne connaissaient pas le Club sous-le-Vent aux immenses joies du mal de mer (Oh, joie, dirait Elise …, mais j’anticipe).

Or, donc, quelques blogueurs téméraires avaient décidé de rencontrer Neptune et puis Eole autour de quelques bouteilles d’un excellent gwen-ru (1).

L’hospitalité de Christophe et l’esprit d’organisation de Raph auraient suffi à promettre des heures vraiment riches, mais sans les talents conjugués de la douce Elise (si si), du merveilleux canard, d’un asymptotique Tatianus (Rhaaaa, l’hypothèse de Riemann …), sans le bonheur du coquillage susnommé de se trouver auprès de vrais amis, Eole, Neptune et Amphitrite auraient pu aller se rhabiller pour nous offrir ce que ce week-end fut.

Le traditionnel avitaillement des débuts d’aventures océanes effectué, on procéda à l’appel complet des équipages devant une bouteille de bon whisky, quelques bouteilles d’excellents vins, le tout suivi d’un merveilleux cognac. L’équipage restait pourtant complet à l’heure du coucher, tard dans la nuit, même si le roulis constaté chez certains pouvait augurer de quelques rêves très maritimes. La nuit fut courte, comme elle peut l’être chez les braves, car le navire devait être rejoint avant que le jusant n’échoue ses nobles courbes sur un sinistre fond de vase ostréicole.

A 8 heures donc, lever des matelots, du Capitaine et première lutte vers la douche, gagnée très haut la main par les filles (combat injuste, puisque les hommes sont galants, par nature). Dès 10 heures, soit à l’heure exacte prescrite par les tables de marées, le corps-mort était lâché et Le Cid, libéré de ses chaînes, s’abandonnait aux mains de Christophe et d’Halio, seuls habilités à lui fournir enfin toute la beauté de sa puissance.

Les premiers clapotis ayant émerveillé ses chers passagers, Le Cid, n’ayant donc tant vécu que pour cette infamie (2), se prit d’un enthousiasme débridé pour des rouleaux naissants et se mit à réjouir les hommes de barre et le cœur des fidèles. Il n’en fallait pas plus pour qu’Elise et Raph ne se mettent à chanter des cantiques, croyant sans doute séduire Neptune par leurs voix de sirènes. Mais Neptune aurait sans doute préféré quelque chanson paillarde, de celles qui font rougir les demoiselles de Paris dans les ports de Bretagne ; appelant Eole à la rescousse (« va, cours, vole, et nous venge … ») (3), il se mit donc promptement à soulever son ventre, à agiter ses intestins. Vous vous doutez, bien sûr, que d’autres intestins furent rapidement soulevés, renversés, tourneboulés, et que certains visages parmi les plus charmants du bord prirent soudainement cette obscure clarté qui tombe des étoiles (4).

« Elise fut la première, mais gardait le sourire,
Coincoin fut solidaire, tout en voulant mourir,
Et le bon Tatianus … se retint de vomir. » (5)

Raph, dont les yeux de Chimène ne quittaient que rarement le barreur, tint bon. Plus ou moins …

On se décida donc à ramener au port cet équipage soudainement morose, mais la marée interdisait pourtant tout retour au mouillage de Loix. Il fallait donc attendre au large ou s’abriter plus près des côtes, et c’est au Fiers d’Ars que Christophe, seigneur du lieu, vint échouer son Cid, enfin doux. (Mais le Cid de Bretagne est plus doux que le normand…. Ouais, bof !).

L’échouage fut de courte durée, l’horaire des marées, une carte locale et la règle des douzièmes ayant permis de définir assez précisément l’heure exacte à laquelle le corps-mort pouvait être atteint, plus à l’Est. Il fut pourtant suffisamment long pour qu’Elise, trop heureuse de déposer enfin ses dix orteils sur quelque chose de stable, ne se mît à nager vers le petit banc de sable que la mer recouvrirait bientôt.

Très bientôt !

Et c’est donc à la nage et le plus rapidement possible qu’Elise, une nouvelle fois, s’extirpât de la vengeance de Neptune, reprenant avec courage sa place sous le vent pour quelques derniers bords. La valeur, dira-t’on, n’attend pas le nombre des années … (6)

Le mouillage fut atteint à l’heure dite, la terre ferme enfin trouvée pour tous et le retour vers la Rochelle fut calme. très calme, ainsi que la soirée.

Le lendemain étant un dimanche, on y partagea dès le matin le groupe en deux parties sensiblement égales, les filles allant faire leur devoir à la cathédrale et les garçons le leur, au café sur le port. Les forces étaient bien revenues, mais nous n’avions plus de navire ni de Christophe, retourné parmi les siens, et le temps nous permit un petit tour en ville pendant lequel Halio saoula le groupe de son passé de marin, lointain passé.

Tous repartaient le soir même vers d’autres horizons, et le combat cessa, faute de combattants (7).

(1) Vin rouge, en breton.
(2) Acte 1 – Scène 4 (Du Cid, bien sûr, bande d’incultes)
(3) Acte 1 – Scène 5
(4) Acte 4 – Scène 3
(5) Celle-là, Corneille n’a pas osé.
(6) Acte 2 – Scène 2 (Yesss, je l’ai placée !)
(7) Acte 4 – Scène 3 (Faciiiile …)

L’orgueil des croyants

Depuis que j’ai écrit ce petit texte, le débat mentionné a repris de l’ampleur, et sur d’autres terrains. Tant mieux : il est d’une qualité que la fréquentation de ce blog confirme chaque jour et qui dépasse mes rêves les plus fous. Merci de vous sentir bien ici… Je m’y sens bien aussi, grâce à vous tous.


Un long débat s’est instauré sur ce blog, et plus particulièrement sur l’article dédié à Hilary Hahn. Le débat portait sur la foi, la révélation, la religion, l’existence de Dieu, l’orgueil des croyants, la création du monde, etc.

Au sein de 777 commentaires, enjeu d’un pari trés insensé mais bien mené, la liste des sujets abordés est si longue que l’Eglise elle-même n’y retrouverait pas son latin. Je note par ailleurs que ce sont pour la plupart des questions dont l’Eglise plus ou moins catholique et trés apostolique débat depuis près de vingt siécles, avec parfois pour résultat des schismes remarquables. Je note enfin que les dits schismes ont eu pour avantage principal de permettre de poser les questions autrement et de relancer le débat sur des bases nouvelles.

Des questions, donc, furent ici posées, quelques réponses tentées et de mémorables joutes sont venu enrichir ces lieux d’une qualité très noble : la passion. Mais, aprés une lecture détaillée de tout ceci, je reste sur ma faim et je crains de ne pas être le seul. Pire, je crains que d’aucuns ne se soient sentis insultés, dans leur foi ou dans leur raison, par des propos qui n’en avaient pas le but, par des auteurs qui n’en éprouvaient pas le besoin ni l’envie.

Mon intervention est donc nécessaire, non comme ce vieux moine d’un temple tibétain qui aimait voir ses rouges moinillons se chamailler très violemment avant de répandre sur eux sa lumineuse sagesse, mais comme l’un d’entre vous, qui, maître de ces lieux quand même, veut participer au débat tout en le recadrant à sa propre mesure.

J’ai imprimé les nombreuses pages de commentaires qui constituent la trame de cette discussion. J’ai lu, j’ai relu, souligné, souri, gribouillé, raturé, réfléchi, ralé, annoté, et ma conclusion va déplaire à certains : oui, il existe bien un orgueil des croyants ! Et même un orgueil des croyants qui ne croient pas. Et aussi des croyants qui croient ne pas croire, et des non croyants qui croient, et ainsi de suite.

J’avais évoqué dans un autre texte, je crois que c’était l’un de mes tout premiers, les merveilleuses « Identités Meurtrières » d’Amin Maalouf, et je me demande à vous lire si la charte de ce blog ne devrait pas inclure l’obligation d’en connaître les termes. J’ai maintenant la chance de connaître certains d’entre vous personnellement et je connais donc, de visu, votre grande qualité. Mais je n’ai pas reconnu tout le monde ici, sinon dans la richesse de certains arguments. La lecture de Maalouf aurait sans doute évité ce travers.

« Toute certitude se doit de détruire son contraire ». Cette phrase est peut-être de moi, si quelqu’un ne m’a précédé dans cette évidence. Gai-Lulu me pardonnera donc de ce plagiat plus que probable et m’en indiquera sans aucun doute la source, ou bien l’équivalence.

Et c’est bien de cela dont il s’agit : de nos certitudes à tous. Toutes respectables, certaines admirables, mais qui deviennent des poux dès lors qu’elles veulent s’opposer aux certitudes de l’autre. Tschok n’aime pas les religions, soit ! Gai-Lulu aime la logique, merveilleux ! Raph SAIT qu’elle a été touchée par la révélation, mille fois bravo ! Même si elle en doute encore parfois, et c’est d’ailleurs en cela que sa foi reste riche. Elise se sent atteinte dans son intégritéde croyante, défendons-la, corps et âme ! Camille aime Chéri et Sublet de Noyers, tant pis pour nous. Elle croit en Dieu, fermement, tant mieux pour elle !

Vous connaissez tous une grande partie de mon opinion sur la religion, vous savez que, POUR MOI, Dieu est à peu près aussi utile qu’un compas pour tirer une droite ; mais lorsque j’observe la force radieuse de Raph, malgré les déboires qu’elle nous décrit avec beaucoup de pudeur, lorsque je vois le charme de Camille, rayonnante de sa foi et de sa culture, lorsque je lis Elise et l’imagine en train de chanter ses cantiques à un chauffeur de bus tourangeot, alors je ne peux que me réjouir de savoir que d’autres ont trouvé une voie qui leur convient et qu’ils en tirent toute leur force et tout leur rayonnement.

Mais si Camille, Raph ou Elise (ce qu’elles ne feront pas) viennent un jour critiquer, même poliment, mon athéisme, alors, je me lèverai comme un seul homme pour leur crier ma stupéfaction : « Comment ? Vous qui avez réussi tout ceci, qui avez atteint cet amour dont vous parlez si bien ; oui vous, qui me parlez de révélations, de prières et de cantiques, vous en êtes encore à refuser d’autres voies. A réfuter mon choix ? Disparaissez, traitresses, vous m’avez menti ! » .

Ce n’est pas moi que je défendrai alors – je n’ai nul besoin de telles défenses – c’est elles, la force de leur foi.

Dois-je « exliquer » mon athéisme, cher Gai-Lulu ? Lui donner un sens « logique » ? Je ne le crois pas. Je ne peux que tenter de démontrer (Non ! Pas prouver : démontrer.) par mes actes et par mon regard sur le monde, que ce chemin en vaut au moins un autre pour qui veut dépasser la vulgarité de nos petites attentes égoistes. Dois-je faire comme Michel Onfray, et expliquer très médiatiquement que tout le reste n’est que mensonge putréfiant ? Si je le faisais (je ne le ferai pas) alors Camille, Raph ou Elise sauraient, je l’espère, m’envoyer au diable, et je pèse mes mots.

Camille, Elise ou Raph doivent-elles prouver la valeur de leur foi ?

Elles le font par ce qu’elles nous démontrent d’elles. Cela me suffit largement.

Toute la difficultÈ vient du fait que la foi et la raison ne sont que des outils.

Que nous faisons parfois de ces outils le centre vital de notre perception du monde. Que nous estimons devoir, aux seuls fins de préserver ce que nous sommes, nous barricader derrière l’une ou l’autre et monter sur la petite clôture ridicule que nous venons de créer pour hurler toute la gloire de notre piteux héroïsme. J’ai préféré pour ma part rompre ces digues (c’est un jeu dangereux lorsqu’on n’a pas encore appris à reconnaître les fourbes, mais c’est une autre histoire).

Foi et raison sont des outils, des moyens de transport. Rien d’autre. Et l’on peut choisir l’un ou l’autre pour atteindre l’autre rive, tant que l’on en choisit un. L’important n’est pas l’escale finale, mais bien la traversée. L’important n’est pas le but que l’on se fixe, mais la volonté que l’on s’octroie pour atteindre ce but.

Et puis comment connaîtrions-nous le but au début du chemin ?

- Voici où je vais, c’est un endroit …
- Y as-tu dejà été ?
- Non …
- Alors pourquoi tentes-tu de me le décrire ? De l’imposer comme but ?

« Lorsqu’il descendit de la montagne…. ».

Dans Zarathoustra, Niezsche nous parle d’abord d’un retour.

Ne sentez-vous donc pas à quel point ce retour nécessite un premier départ ? Un premier envol ?

Je ne vois pas d’autre fonction pour l’Homme que celle de ce départ, de cette envolée ; et je me prosternerai toujours devant quiconque a décidé de son propre départ, quelque soit le véhicule qu’il ait choisi pour son voyage. Oui, je me prosternerai, le mot n’est pas trop fort. Et c’est bien une joie que j’éprouve à chaque fois que je constate un commencement, que j’en suis le témoin.

« Ne me parlez donc plus de la souffrance ! » dirait Nietzche. Ne me parlez plus de la haine. Ne me parlez plus de la pensée unique ou du politiquement correct, ne me parlez plus de vos combats contre les autres, mais plutôt du combat « vers » vous mêmes.

Et parlez-moi plutôt d’aurores.

Lorsque Trophonius vit « sa propre aurore » après un long séjour souterrain, lorsqu’il eu creusé, sapé, que croyez-vous qu’il fit ?

Il se mit à aimer.

La plus difficile, la plus redoutable, des choses.

Avant de partir vers mes rochers

Depuis la création de ce blog, le 8 janvier 2007, le monde réel a continué d’exister comme si de rien n’était. Souvenez-vous : Le 15 janvier, inauguration du monorail Sentosa Express de Singapour, l’Abbé Pierre meurt le 22 janvier, deux jours avant Jean-François Deniau, les lycéens ne peuvent plus fumer dans les cours de récréation à partir du 1er février, le 2 février est la « journée mondiale des zones humides », le Pape s’oppose au projet de loi italien sur « l’union de fait » homosexuelle le 8 février et Kim Jong-il fête ses 65 ans le 16, Lucie Aubrac meurt le 14 mars, 13 jours avant que Nicolas Sarkozy ne cède sa place à Baroin au Ministère de l’intérieur, le Prince Williams et Kate Middleton se séparent le 17 avril, une semaine avant la découverte de l’exoplanète Gliese 581 c, à 20.5 années lumières du Soleil, et puis il y a eu le 6 mai, le 18 mai (décès de Pierre-Gilles de Gènes), la découverte de la Witricité le 8 juin, mon déjeuner avec Elle le 10 juin, le 17 juin et le départ de Tony Blair dix jours après.

Je m’étonne donc de constater que le monde ne s’est pas complètement arrêté de tourner depuis cette date fatidique où un petit coquillage a commencé à déverser sur vous quelques unes de ses pensées chenalesques, quelques uns de ses tourments de mollusque. Penser que le monde n’a pas contemplé, stupéfait, la formidable sympathie de notre petit groupe me paraît incongru et me flanque le moral à zéro. Pauvre monde ! Alors, je retourne un peu vers mes rochers de granit, pour m’y perdre  dans d’autres souvenirs et faire naître des espoirs nouveaux.

Pendant quelques jours, je n’aurai pas accès à Internet et ne pourrai donc enrichir mes heures de vos talents sincères. Cette solitude ne sera cependant pas trop vide, puisque je vous connais maintenant et que nous avons plusieurs plans pour nous voir cet été.

Merde à Coincoin pour l’agreg, bonnes vacances à Elise, merci Tschok pour ce déjeuner d’hier, bon courage à Camille pour sa préparation de thèse, à très bientôt Tatianus, merci encore pour ton fondant, Raph, et tout et tout et tout.

Retour !

Petit poème écrit très tôt la nuit dernière :

Qui es-tu donc, dont j’ai rêvé pendant la nuit ?
Quelle est cette ombre que j’ai aimée, qui s’assombrit ?
Taisez-vous ! Formes certaines nées du matin
Laissez mon rêve vivre sa vie, glace sans tain

Maintenant, je vous lis.

Elise, Tschok, Titelilia, Ada, Christophe, Mamoune, etc.

C’était grand !

Avec vous, samedi dernier aurait été énorme …

Next time ?

Une proposition

Vu le nombre de commentaires qui se croisent dans mon petit chenal, une proposition : les rassembler tous sur la page « Haliotis » pour qu’on s’y retrouve.

Je pourrais toujours ouvrir un nouveau post sur les sujets majeurs qui se dégagent des conversations multiples et très variées ….

Je soumets. Vous disposez !

PS et ajout : Après tout, vous êtes un peu chez vous ici, non ?

Hilary Hahn

hilaryhahnmontpellier2006.jpg

Non seulement elle est belle (c’est un euphémisme !) mais en plus son interprétation du concerto pour violon de Samuel Barber (Op. 14) est une petite merveille. La direction est de Hugh Wolff avec le Saint-Paul Chamber Orchestra. Le coquillage en est tout retourné !

Elle s’appelle Hilary Hahn, elle est belle à crever et son jeu est à peu près aussi unique que celui d’Anne-Sophie Mutter avant qu’elle ne se marie.

Je suis AMOUREUX !!!

Paresse !

Un peu de paresse intellectuelle en ce moment et surtout pas mal de boulot à côté. Bon, je mets un de mes commentaires à Raph comme article, histoire de faire comme si je continuais à réfléchir un peu :

Le carré de l’hypothénuse est de temps en temps égal à plus ou moins la même chose que si un jour quelqu’un avait l’idée ridicule d’ajouter le carré des deux cotés du triangle rectangle.

J’avoue que cette idée d’ajouter des côtés de triangle rectangle est vraiment très, tres improbable. Car on n’a jamais vu quelqu’un d’un tant soit peu sensé ajouter des cotès de triangles juste pour le plaisir. Franchement Ralph, il t’es arrivé de faire un truc pareil ?

Oui, mais quand même. Admettons (comme ça, pour rire) que ça te prenne un jour. Eh ben, ça marche ! La carré de l’hypothénuse et le carré des deux autres côtés, c’est kif-kif et c’est du kif ! (Je cite Bob Marley ou presque).

Et j’ai beau pas croire en votre télédieumachinchose, y’a des fois où je me dis qu’il a bien fait son bidule dans lequel on vit.

Non, mais admets un seul instant que le carré du truc soit pas égal à la somme des carrés des machins … On serait dans la merde totale !

Un monde où Einstein aurait raconté rien que des conneries, où Euclyde, Pythagore et Mandelbrot se seraient plantés méga maousse et dans lesquels les infinis de Cantor serait aussi goutus qu’un camembert Président. Un monde aussi triste que celui dans lequel Ségolène aurait été royale.

C’est pour ça que je suis un nobliau iconoclaste. Parce que je trouve hilarant que le monde ait été fait (par hasard) de façon si précise, si parfaite, que je suis en train de te (vous) parler et d’y prendre plaisir (immense !).

Cheer up ! Le carré de l’hypothènuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtes. Que peut-on réver de mieux ?

PS : ceci n’a rien à voir avec l’article sur les infinis de l’hypothénuse, mais un peu quand même.

Défi relevé !

Bon, c’est mon tour.

- Ma vertu préférée :

Je n’aime pas ce mot de vertu, qui semble faire de nécessaires qualités un ensemble de règles et les figer dans une loi qui me dépasse entièrement. Ni foi, ni espérance, ni charité : l’amour me suffit. Ni prudence, ni tempérance, ni force, ni justice : l’amour me suffit. L’amour ? Celui de la vie, celui de tout ce qui la contient. Alors non : pas de vertu. Un sentiment plutôt : celui de la confiance.

- Le principal trait de mon caractère :

L’ambition bien sûr. Mais pas de cette ambition qui consisterait à vouloir se hisser toujours plus haut, mais bien celle qui veut voir dès demain juste un tout petit peu plus loin qu’aujourd’hui.

- La qualité que je préfère chez les hommes :

Une pensée libre de toute les évidences.

- La qualité que je préfère chez les femmes :

La tendresse. Mais les qualités d’une femme sont toujours des merveilles auxquelles je ne sais résister.

- Mon principal défaut :

La confiance. Souvent déçue…

- Ma principale qualité :

La confiance. Parfois récompensée…

- Ce que j’apprécie le plus chez mes amis :

Qu’ils soient mes amis et que je sois le leur. Il existe en amitié quelque chose qui dépasse toutes les raisons, toutes les justifications : ce sentiment que l’autre est là. Et que cela suffit.

- Mon occupation préférée :

Le travail. C’est alors, et alors seulement, que je me sens vraiment libre. La chance de ma vie est de pouvoir travailler toujours et n’importe où.

- Mon rêve de bonheur :

Une grande pièce couverte de livres trop souvent lus, avec en toile de fond un concerto très romantique (Violon ? Bruch ?). Je tiens un verre de bon whisky dans ma main droite. Mes enfants ne sont pas loin. ELLE entre, sourit. C’est ce sourire là, mon grand bonheur.

- Quel serait mon plus grand malheur ?

Qu’ELLE ne me dérange pas régulièrement quand je travaille.

- A part moi-même qui voudrais-je être ?

Ah non ! Pas de ça ! J’ai déjà eu assez de mal pour être totalement heureux avec moi-même.

- Où aimerais-je vivre ?

Ici, et maintenant, où que soit cet ici. Mais il y faut du soleil, de la mer, des livres, de la musique, et puis ELLE, évidemment. J’ai trop voyagé pour savoir qu’on ne voyage bien qu’à travers soi-même … et en en restant proche.

- La couleur que je préfère :

Le bleu de la mer, toutes les couleurs de ses yeux.

- La fleur que j’aime :

L’agapanthe, pour son nom. La glycine, pour son odeur. La jonquille, pour sa précocité. La rose, pour tout.

- L’oiseau que je préfère :

La frégate, toujours en vol, sauf lorsqu’elle élève ses enfants.

- Mes auteurs favoris en prose (et les poètes..) :

Amin Maalouf, Naguif Mahfouz, Camus, Lawrence Durell, Henri de Monfreid, Beaudelaire, Joseph Kessel, Dino Buzzati, Umberto Ecco, J.K. Rowling, Rabindranath Tagore, Eric-Emmanuel Schmidt, Hermann Hesse, Jacques Brel, Cioran, Voltaire, Saint-Ex…. Le plus terrible dans ce genre d’exercice, c’est qu’on sait qu’on oublie tout.

- Mes héros dans la fiction :

Cyrano de Bergerac, Le Petit Prince, Don Giovanni, Tannhauser, Dieu.

- Mes héroïnes favorites dans la fiction :

Les femmes dont j’ai révé. Betty Boop.

- Mes compositeurs préférés :

Liszt, Wagner, Ravel, Paul McCartney, Verdi, Bruch, Mahler, Brahms, Chopin, John Lennon, Holst, Khatchaturian, Puccini, Rachmaninov, Sibelius, Villa-Lobos, Pink Floyd, Emerson Lake & Palmer, Jethro Tull, Mozart et Van Morrison.

- Mes peintres préférés :

Les peintres rupestres et les moines tibétains et chinois.

- Mes héros dans la vie réelle :

Mon fils. Albert Einstein, Jésus-Christ, Churchill, Sir Francis Chichester, Teilhard de Chardin, Lawrence d’Arabie, le Père Noël et Peter Pan.

- Mes héroïnes préférées dans la vie réelle :

Mes filles. Les femmes que j’ai aimé, Oum Kalthoum et Nagwa Fouad, Marie Curie, Simone Weil, Janis Joplin, Camille Claudel, Anne-Sophie Mutter, Sœur Emmanuelle, et cette vieille dame anglaise qui m’a fait rire un soir de spleen dans Hyde Park.

- Mes héros dans l’histoire :

Talleyrand ? Gengis Khan ? Cléopatre ?

- Ma nourriture et boisson préférée :

Le caviar. Le whisky.

- Ce que je déteste par-dessus tout :

Les araignées, le socialisme français, le mauvais whisky.

- Le personnage historique que je n’aime pas :

Saint-Paul.

- Les faits historiques que je méprise le plus :

Le concile de Nicée, la prise de la Bastille, la défaite des Anglais contre la goélette America lors de la Coupe des Cents Guinées en 1831 (c’était de la triche !).

- Le fait militaire que j’estime le plus :

Je passe. Ou alors la bataille de Gaugamèles entre Alexandre le Grand et Darius.

- La réforme que j’estime le plus :

Citons Camille : « Celle de Luther ». Ajoutons la révolution française, malgré ses excès et mon statut personnel.

- Le don de la nature que je voudrais avoir :

Le plus vain de tous : la beauté. Les autres ne peuvent être acquis que par moi-même.

- Comment j’aimerais mourir :

Tard. Avec ELLE pas trop loin.

- L’état présent de mon esprit :

Amoureux, comme d’habitude. Existe-t-il un autre état qui mérite d’être mentionné ?

- La faute qui m’inspire le plus d’indulgence :

Celles des autres.

Ma devise :

CHEER UP !

53 % !

Ouf …. C’est fini et on va pouvoir parler d’autre chose.
La vie est belle. Il faut maintenant qu’elle le devienne pour tous.

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